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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:23
Car ton Ciel est mon Ciel

Car ton Ciel est mon Ciel

Notre amour, mon tendre amour,

N'a ni passé,

Ni futur,

Car je ne regrette

Ni n'espère, rien de mieux.

Il me garde allongée,

Bercée dans cet élan

Du présent,

Bien présent à chaque seconde

De ma courte vie,

Si longue avec toi.

Notre amour, mon bel amour,

Ne souffre,

Ni ne se projette,

Car il a le calme assouvi

De nos battements de coeur réunis.

Il m'accompagne

Comme une main à ma taille,

Un souffle sur mon sommeil

Qui me comble,

Et me rend belle

Dans ton regard sur le monde.

Notre amour, mon seul amour,

N'a ni questions

Ni reproches,

Car il est l'évidence intacte

De cette rencontre fulgurante,

Aimantée, dans tous les sens du terme

Magnétique, quand nos peaux se frôlent.

Je l'ai en moi,

Il vit dans chaque mot

Que je t'envoie,

Car ton ciel est mon ciel.

CF

4.12.15

Inédit

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Happy Christmas shopping !

Car ton Ciel est mon Ciel
15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 22:44
ETSY
ETSY

Bonjour les amis / Hey guys !

Wish me luck for my first steps on Etsy please :) !

Mes quatre recueils sont désormais accessibles via ma nouvelle boutique sur Etsy !

Souhaitez-moi beaucoup de commandes... ;)

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En ces jours sombres, de deuil et de stupeur, la poésie essaie d'instiller quelques grammes de finesse dans un monde de brutes et de fous. Pour qu'au-delà de la peur ou de la colère, l'espoir de paix, et d'amour se faufile entre nos veines... :

"Poésie über alles, poetry par-dessus tout, weiter dichten above all... "

21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:35
Allons enfants... marchons !

Bonjour chers amis,

Avez-vous remarqué cet engouement pour la marche ?

Que ce soit le pélerinage religieux, comme les chemins de Saint Jacques, celui de Chartres, Cottignac ou d'autres qui reviennent en force et attirent athées et convaincus, familles ou solitaires, la marche sportive comme la randonnée en montagne, le nordic walking et ses bâtons pointus, ou bien la course, qui n'a jamais eu autant de licenciés, ni autant de marathoniens de par le monde, surmotivés et prêts aux défis les plus tordus.

Le lâcher prise, un pied devant l'autre, au rythme de son souffle et sous tous les ciels, semble ainsi être notre nouveau karma, dans un quotidien obèse, surmédiatisé, effrayant parfois, bruyant souvent.

Un monde qui fait le culte de l'égocentrisme et de l'image, dans lequel l'individu se dilue à vouloir tout savoir et être aimé du plus grand nombre, s'affiche sur la toile en oubliant ses propres enfants, cherche l'instantané, la popularité et le rire facile, en en perdant le contact d'un baiser sur la joue au petit matin.

Méditation, respiration, contemplation, vont de pair et de mode avec cette nouvelle obsession du pied levé. Pourquoi ce mouvement préhistorique de l'homo erectus revient-il si fort dans nos actualités ?

Si l'homme reprend son bâton de pèlerin, chausse ses baskets, lève les yeux et sort, est-ce pour fuir ce qu'il ne peut comprendre ni maîtriser, est-ce pour partir rattraper ses rêves, est-ce pour aller à la rencontre de son propre passé, est-ce pour se réconcilier avec son temps, ses souvenirs, ses erreurs, est-ce par impatience de nouvelles rencontres et d'un futur réussi, est-ce par bravade devant les possibilités de vitesse, de technologies, de confort et de communication qui l'encerclent et l'enferment plus qu'elles ne le libèrent ?

Marcher, devient la prise de liberté des temps modernes, paradoxe du retour à la terre mère, et permettant à la pensée de s'exprimer quand le talon se déroule.

Se sentir humain, après tout et contre tout, entendre battre son coeur et faire du bien à son corps oublié, accomplir des défis, se sentir encore bien vivant, quoi ! Marcher pour endiguer la maladie, la tristesse, la colère, aller de l'avant, debout, droit pour recouvrer fierté et pouvoir sur son corps mortel.

Enfin, une autre dimension, et non des moindres, marcher pour se mettre à la merci de la nature, sous sa splendeur, son éternité, et aller en son ravissement.

Ralentir le rythme pour observer les oiseaux, les insectes, les couleurs des feuillages, les dessins des nuages, écouter le bruissement des ruisseaux et le vent dans les ramures, les cris des animaux, respirer le parfum des herbes froissées ou des marées fracassantes.

Renouer avec ses sens, ses instincts, sa survie, sa faim. Se faire peur. Se perdre, ou se retrouver ? Etre un homme et une bête simple aussi, une créature sans importance. Toucher les écorces, ramasser des cailloux, goûter les mûres sauvages et pêcher des truites, parler aux champs de blé et écouter leurs tendres réponses invitant aux caresses allongées, chanter sous la pluie et dormir avec la lune froide.

Le chemin foulé, en solitude, en silence, serait-il la voie des retrouvailles intimes et de la reconnection sensible avec l'intrépide sablier maniaque, qui nous file entre les doigts ?

Autant de questions et de réflexions que je vous livre en brut et en blanc, au retour d'une longue et belle randonnée dominicale dans les montagnes des Wicklows, au bord du somptueux cadre monastique de Glendalough, en Irlande, après avoir terminé le très délicat roman de Rachel Joyce: La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry:

Harold part sans se poser de questions, comme investi d'un espoir mystique, d'une foi irrationnelle, juste poussé par l'envie d'un peu plus loin, et va se retrouver au fil des pages, des km et des rencontres, catapulté dans une autre dimension, arraché à ses certitudes et en face de ses choix, pas à pas...

Pour notre plus grand bonheur.

Bien à vous,

moi,

je repars... ;)

Claire

http://www.thebookedition.com/livres-claire-fessart-auteur-404.html

Allons enfants... marchons !
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:32
GALETS

Galets

 

Autour du cou

Se faufile un courant d'air

Comme un froid serpent de mer

A la peau de boue

Elle rentre ses épaules

Baisse un menton rougi déjà

Garde les gants autour des doigts

Ses cheveux comme un saule

Cachent son visage

Masquent l'éclat de sa peau

Et bougent en rideau

Selon l'éclairage

 

Autour du cou

Pique l'écharpe de mohair

A la chaleur d'une grand-mère

Tricotant debout

Elle marche sur la plage

Indifférente à la pluie venue

Comme un geste de bienvenue

Dans son paysage

 

Autour du cou

Vient se poser la main de l'amant

Avec la douceur d'un rêve gourmand

Le sang devient fou

Elle sourit renverse la tête

Sent le vent sur ses paupières

Et se retourne en arrière

Dans les bras de la tempête.

 

CF

Walk on Killiney beach, Dalkey, Ireland.

Poème extrait du recueil N.4: "Tant qu'il y aura du Bleu".

 

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GALETSGALETS
27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 01:21

"TANT QU'IL Y AURA DU BLEU":

 

 

Chers amis,

 

j'ai le grand plaisir de vous annoncer que j'ai enfin mis le dernier point à mon nouveau recueil de poèmes, résumant plusieurs années de travail, de balades et de cogitations fantaisistes et erratiques...

Je vous en souhaite bonne lecture au cours de cette année 2015 à venir, et espère avoir la chance de lire vos commentaires bientôt sur ce blog de partage.

Car vos critiques sont mes aiguillons autant que mes encouragements, mes craintes autant que mes attentes.

A vous mes lecteurs fidèles, je m'en remets, et entre vos mains, je remets ces petits textes choisis.

Faites-en des bateaux, des chapeaux, lisez-les tout bas, tout haut, gardez-les, jetez-les, jouez-en comme bon vous semble, car en un mot, ils sont à vous maintenant ...

Tant qu'il y aura du Bleu, entre nous et au-dessus de nos têtes, la vie continuera de s'écrire en vers, en rythme, en couleur et en français ;)

 

Bonne année à tous, et recevez ainsi mes meilleurs voeux,

à bientôt.

 

Claire

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Retrouvez les quatre recueils disponibles ici: 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 20:19

        
http://www.lecerclepoints.com/images/couvertures/9782757824832.jpg

Karitas, ma découverte de la rentrée !   http://www.lecerclepoints.com/images/couvertures/9782757832318.jpg

 

 

 

Bonjour à vous chers amis lecteurs,

 

Une nouvelle rentrée littéraire, une nouvelle rentrée scolaire, de vacances, d'errances et d'itinérance, de plaisirs de lectures en envies de partage...

Beaucoup de voyages pour moi durant l'été, et moins de livres à dévorer, je me rattrape donc depuis quelques semaines et grignote frénétiquement, disons-le quasi-boulimiquement, tout ce qui me passe en main. J'ai pris la saine habitude de lire le matin une bonne heure sur mon vélo sportif, à peine le temps de boire à la gourde, monter subrepticement la puissance et éponger le ruissellement de l'effort, les gens passent et haussent le sourcil sous leur t-shirt moulant, mais je m'en fiche pas mal, le compteur de temps et de calories est mon seul dieu ! Et puis emmitouflée dans un plaid de mohair dans mon canap en fin de journée, avec le téléphone et le thé à portée de main, c'est pas mal aussi, et enfin au creux d'un bon lit douillet c'est le summum d'un endormissement garanti. De magazines féminins en actualités du monde, de romans exotiques en sagas familiales, tout me plaît, tout me va, du moment que le coeur est là et s'exalte à suivre les petits scarabées noirs entortillés sur la feuille blanche.

 


http://www.journaldutrek.com/upload/gr/grande-boucle-islandaise-en-camping-410/grande-boucle-islandaise-en-camping-410.jpg


Allons, vous voulez un vrai coup de fouet ? Un auteur qui vous agrippe et vous tord avant de vous lancer contre un mur et de vous tourner le dos, lisez l'Islande de Karitas, deux tomes de sagesse dans un monde de brutes...

Une belle découverte islandaise, avec son nom à dormir debout et sa fantaisie sauvage, féministe et poétique, voilà Kristin Marja Baldursdottir (c'est à dire fille de Baldur ai-je appris par son livre).

Tout au départ, c'est la volonté d'une veuve au début du siècle, de donner de l'éducation à ses six enfants; de l'éducation, parfaitement, quel drôle de mot quand on vit les mains engourdies de froid et de sel, au rythme de la pêche des hommes, des transhumances des moutons des montagnes jusqu'aux bord des fjords et des rigueurs de la nature reculée islandaise. Seule et fière avec sa volonté de mère, elle va traverser son pays par la banquise et s'installer à la ville. Karitas est la digne 3e fille de cette femme formidable. Tandis que ses grandes soeurs et ses petits frères vont un à un à l'école, elle non, elle travaille comme blanchisseuse, dégote par son culot et son bagout un logis décent pour sa famille, du charbon pour tenir le rude hiver, une machine à coudre pour que sa mère puisse travailler. Karitas a de l'aplomb et de la suite dans les idées. Karitas a un avis sur beaucoup de choses et un don pour le dessin. Son père lui a offert son premier carnet à croquis avant de partir et de mourir en mer lorsqu'elle avait sept ans et depuis, la jeune fille aime tracer sur le papier ses humeurs et ses jalons de vie.

Lorsqu'une amie de sa maîtresse remarque son talent, elle propose à Karitas de lui donner des cours de dessin; futiles et vaines occupations juge-t-on autour d'elle, mais Karitas y prend un plaisir infini et bientôt la dame offre à sa mère de l'envoyer étudier à l'Académie Royale des Arts de Copenhague, cinq ans, à ses frais. C'est la chance de sa vie, et Karitas aborde le premier tournant décisif de sa jeune existence. En revenant au pays, elle est décidée à consacrer ses années à l'art, à sa peinture, au détriment de tout le reste. Mais tout le reste, c'est important, surtout quand on est une femme, à cette époque-là, avec un mari en mer et des enfants sur les bras, une famille compliquée et des amies spéciales. Karitas voyage, se pose, créée au fil des lieux et de sa vie des tableaux et des collages à l'accueil mitigé, connaît le rejet, l'incompréhension et la gloire, sans se départir de sa ligne de conduite. Elle aime, elle doute, elle accepte, son sort et sa solitude, ses faiblesses et ses erreurs. Fidèle à la méchanceté de sa soeur et au fantôme de son aînée, à l'absence insupportable de son irrésistible mari et à ses amies farfelues. Elle assume son cruel destin d'artiste, pleure et clame son émancipation.

Karitas, c'est la description au scalpel d'un tableau abstrait de la condition de femme, écartelée, abandonnée entre des choix odieux et impossibles à faire. Une histoire d'amour et de souffrance, d'oubli et de silence, de quête et de folie, dans la majesté authentique des paysages lumineux de l'Islande. 

Karitas, c'est enfin une magnifique fresque familiale et un cheminement conjugal compliqué, une écriture subtile, teintée de critiques d'art écrites en contrepoint du récit et décrivant les oeuvres composées par l'artiste au cours de sa vie. Une histoire forte et passionnée, portée par des personnages auxquels on s'attache au fil de ces deux tomes grandioses dont on ressort essoré et rafraîchi...

Une bouffée d'oxygène pur, l'enfant sur la hanche, le pinceau aux lèvres, le coeur en bandoulière et le poing brandi !

Les thèmes majeurs de l'art et de la condition féminine semblent chers à l'auteur et j'ai hâte de découvrir ses autres romans, s'ils sont aussi prometteurs.

Dites moi ce que vous en aurez pensé post lecture :)

 

Claire

link


http://www.oojee-bateaux.com/upload/Islande%202.jpg



 

 


2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 22:42

coureur.jpg

 

 

L'important c'est de participer...

 

 

 

Tandis que l'homme court...

En boucle autour du monde

Sur les routes fécondes

Il éprouve sa résistance

Il épuise sa patience

Tandis que l'homme court

Comme pour rattraper le sort

Il trompe son corps par l'effort

Comme pour rattraper le temps

Aller plus vite que les ans

Tandis que l'homme court...

 

La femme elle, elle s'abîme

S'abîme en considérations

Avec pour seule consolation

Un miroir muet sans pitié

Creusant des lignes sur son papier

La femme elle, elle s'abîme

Elle s'abîme en contemplation

De ce qu'il reste à accomplir

De tous ses rêves en devenir

Tissant la laine infiniment

Sourire aux lèvres, le coeur battant

La femme elle, elle s'abîme...

 

Tandis que l'homme nage

Au loin vers combien d'horizons

Au large et en toute saison

Il engourdit sa peau dans l'eau claire

Réfrène tout désir par le fer

Tandis que l'homme nage

Pour se fondre en un rythme animal

Loin de tout sentiment idéal

Il coule dans ses veines du plomb

S'éloigne et se rapproche du fond

Tandis que l'homme nage...

 

La femme elle, elle attend

Le retour du guerrier, de l'amant

Elle est la récompense, la médaille

La ligne d'arrivée où qu'il aille

Qu'importe le chemin pourvu qu'elle

Lui ouvre encore les bras comme des ailes

La femme elle, elle attend

Et même si son corps est moins brûlant

Elle compte les tours et les tournants

Son chronomètre unique est celui

Qui mesure les pulsions vers lui

Qu'importe la manière, l'objectif

Est simple et lumineux au sportif...

 

 

Epilogue:

Et pendant ce temps l'homme court

A quatre pattes et sans secours

Droit devant c'est son aventure

Sans pansement ni confiture

La femme est là à la fenêtre

Son petit enfant va peut-être

Apprendre à marcher demain

Elle le rassoit d'une main...

 

 

CF

4/7/14

 


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http://www.thebookedition.com/livres-claire-fessart-auteur-404.html

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 20:15

Echo

 

 

Où es-tu ?

Dans ce monde à toute vitesse, à toute allure, je te perds de vue

Tu cours au loin, comme poursuivi par le diable

Comme poursuivi par ma chance,

et ton haleine est mon drapeau

Où vas-tu ?

Au plus haut des sommets, tu te jettes dans le vide

Aspiré par le tourbillon des jours insipides

J’ai perdu ta main, j’avance à tâtons

et ton cri n’est plus qu’un écho

Où vis-tu ?

Ici, là, ailleurs, encore, attendre,  demain,

Je ne sais plus le compte de ces absences

Du bout des doigts je pianote comme un enfant qui grignote

vers toi en souriant, instable, inconditionnel

Où es-tu ?

A l’instant, juste quand j’y pense, maintenant

Si long d’espérer, de convoquer nos serments

Ce décalage imposé fatigue mon corps qui palpite

La mémoire suffirait-elle à garder les braises?

Où vas-tu ?

Es-tu heureux, au moins, sans moi dans les yeux

Es-tu vivant dans le bleu du vent, dans la caresse de l’eau

Es-tu pressé de nous, envieux d’encore

Haletant d’un désir unique, qui laisse tremblant

Où vis-tu ?

Qui te parle, te touche, t’écoute

Qui glisse des mots doux sur ta nuque apaisée

Qui te lit l’amour sur les lignes de la main nue

Qui t’écrit la vie, te raconte les secrets de nous

Où es-tu, mon tendre amour ?

 

Moi,

Je suis là,

Tu sais me trouver

Je ne bouge pas.

 

 

CF

17/2/14

(Inédit) 

 

http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=claire+fessart

  Acheter Le Royaume des Abeilles

http://www.thebookedition.com/chacun-son-truc-claire-fessart-p-1775.html

19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:30

 

Eh oui, je constate chers amis que j'ai été très très selfie en partage de lectures ces derniers temps, alors que, pourtant, je n'ai jamais cessé un seul jour d'ouvrir un livre et de poursuivre entre les pages ma quête effrénée de sensations, émotions nouvelles, autres lieux, autres époques, étude de moeurs et analyse psycho-sociologique... !

Je ne saurais passer une journée, une soirée, sans un livre à mes côtés, déjà entamé ou en cours de lecture; à peine refermé et terminé, un autre petit nouveau lui succède, sans interruption, ce qui d'ailleurs donne parfois des reprises de souffle et de ton périlleux, selon les styles qui s'enchaînent.

Mais venons-en au fait: "des noms" me réclamez-vous !

Des noms ? Non, pas de gavage en ces périodes post-fêtes propices à la diète, de qualité... mais voici une pépite choisie pour vous permettre de débuter l'année nouvelle avec une incroyable escapade:


Best-Of number one de mes lectures depuis longtemps, toute catégorie...

Jeannette Walls, The Glass Castle (Le Château de Verre)

Un roman rare et puissant, comme on aimerait en trouver plus souvent, qui vous arrache de votre quotidien et vous propulse de la première à la dernière page à côté de cette enfant déroulant son enfance hors normes, bohème, cabossée, solitaire, chahutée, vagabonde et fraternelle. On aimerait lui tenir la main, lui tendre la moitié de notre goûter, la serrer fort dans nos bras ou lui faire couler un bain moussant et chaud; le roman démarre avec Jeannette, petite fille de trois ans, qui se prépare ses hot-dogs debout  sur un tabouret branlant au dessus d'une marmite bouillante, dans la caravane de ses parents. Mais c'est parfaitement normal, non ?

Jeannette signe son premier roman autobiographique, d'une sincérité crue qui frise le supportable. Issue d'un famille heureuse, intelligente et aisée, elle va pourtant avec son petit frère et sa petite soeur faire l'apprentissage d'une vie hors conventions, en rupture totale avec les standards que nous connaissons et en frange de la société américaine des années 70.

En effet, ses merveilleux parents, deux marginaux éclairés et amoureux, et tout dénués d'affection ou de prévenance soient-ils envers leur chère progéniture, ont choisi d'éduquer leurs enfants eux-mêmes et selon un idéal fantasmé, au plus proche de la nature et de ses bienfaits, en se détachant de toutes contraintes liées à la société de consommation. Un plan hippie parfaitement évident pur et cristallin une fois énoncé, mais qui implique un certain nombre de conséquences plus terre-à-terre... Un plan choisi par les parents et imposé aux trois enfants, qui eux auraient pourtant d'autres rêves de stabilité, de repères rassurants, de rythme scolaire ou de gestes tendres.

Pas de travail fixe, ni de logement pérenne, la débrouillardise à tous les niveaux et refuser l'aide de quiconque, un confort qui frise la clochardise, l'inconséquence et l'irresponsabilité, la paranoïa nourrissant la fuite, la faim et le froid pour compagnons de route, aucun ami, aucune entrave, aucune obligation... Une liberté joyeuse et débridée bien chère payée cependant, puisque cette vie d'errance, de renoncements et d'apprentissage permanent tient parfois plus de la survie que du rêve.

Des éclats de joie intacte brillent dans le récit factuel et détaché de la jeune femme qui revient sur toutes ses années; ainsi Jeannette racontera par exemple que son père adoré lui aura offert une étoile du ciel en cadeau de Noël, une année où la famille était particulièrement démunie.

Ce family road-trip à la candeur acide ne cessera de vous hanter, ça je m'y engage...

et, bonus, les droits d'adaptation cinématographique viennent d'être signés. Hâte de voir, ou pas, le rendu sur écran...

 

Et, allez, puisque vous m'êtes bien sympatiques, je finirai en vous laissant écouter ce concentré de bonne humeur concocté par la volcanique HollySiz, alias Cécile Cassel: dans une ancienne vie d'actrice...

 

http://www.youtube.com/watch?v=5xerDmSwiNo

 

Au plaisir de vous lire,

 

Claire

 

 

   
http://www.thebookedition.com/livres-claire-fessart-auteur-404.html


Acheter Chacun son Truc Acheter Le Royaume des AbeillesAcheter L\'Enfant de Sable

 

24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 21:27

 

 

Image du Blog leseigneurdesnano.centerblog.net

Galaxie

 

Tout mon univers,

tient entre les deux parenthèses de ton sourire clair

Qui sans ambiguïté mathématique abrite tous tes mots d’amour

L’immensité de mon monde,

comme une bille chauffée au creux de ta paume

Voyageant à l’abri de ta poche, en passager clandestin tout le temps caressé

Mon éclat, mon orbite, mon cycle ou mon aspiration

Tend vers la ligne entre nos deux cœurs perdus

Pointillés scintillants comme des traces de baisers ou des clins d’œil joyeux

Tout mon ciel,

Se résume à tes bras tendus qui se referment autour de mon corps

En un infini de possibles.

 

Toute la lumière,

au bord de tes paupières qui m’ouvrent le jour

Toute la tendresse,

au bout de tes doigts qui me tracent et me désignent

Toute la parole,

entre la musique de ta voix qui monte et redescend

Toute la force,

sur ton dos qui se penche et m’emporte

Toute la douceur,

contre ton cou qui sent le savon et colle à ma joue

Toute l’aventure,

derrière ton pas qui scande la route et sculpte mon chemin

Tout le temps,

au rythme de ton pouls qui compte et palpite sous mon pouce.

 

(Inédit)

CF

24/10/13

 

 

       

http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=claire+fessart

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