Samedi 17 mai 2008




Bonjour à vous, chers amis,

Au mois de Mai, fais ce qu'il te plaît, dit-on... Pour une fois qu'on peut, faudrait pas s'en priver alors !
Déjà une moitié de passée... dépêchons-nous !

Mai, mois porte-bonheur, le temps du muguet rond, des fraises acidulées et des fleurs au jardin. Mai, mois bleu et blanc de Marie, mois de fêtes religieuses et de réunions de famille.
Bientôt, aussi, la Fête des Mères, gâtons les bien et gâtons nous aussi, colliers de nouilles dorées et poèmes enrubannés, le temps des cerises juteuses, celui des pique-niques au soleil de longs week ends, le temps des peaux bronzées et des soirées pour danser...Youpie, c'est bientôt l'été !


En ce qui me concerne, si je récapitule, je comprends mieux pourquoi je trouve moins de temps pour écrire en ce moment...
Petit point Actu, donc:

- Interview et Portrait dans le magazine Evènements du Chesnay en Avril.
- Lectures d'extraits de mes recueils ainsi que de poèmes encore inédits et animations poétiques en classe de Francais au Collège Blanche de Castille au Chesnay et au Collège Saint Jean Hulst à Versailles poursuivies depuis Avril et jusqu'à fin Mai.
- Participations fin Avril mi Mai et début Juin à l'Association littéraire versaillaise "A Livre Ouvert", que j'avais montée en 2001 et qui continue depuis de se réunir mensuellement pour partager ses coups de coeur littéraires en toute convivialité.
- Brèves et Portrait dans le journal hebdomadaire Les Nouvelles des Yvelines, aux pages Culture tout le long du mois de Mai. (je scannerai le Portrait dés sa parution le 28 mai...)
- Café-Lecture le mardi 20 Mai à 14h30 à la Bibliothèque-Sonothèque Exelmans au Chesnay, sur le thème "La Fête des Mères en Poésie"...
- Cocktail poétique à la Libairie d'Art Cassandre sur le thème "Entre Nous soit dit", à Versailles le samedi 31 Mai à 17h, découverte, lecture et dédicaces de mes livres.
- Soirée animation découverte de mes recueils à la Librairie Un Ange Passe, le jeudi 3 Juillet à 20h30 à Versailles.

Entre ces journées poétiques, j'ai réussi à caser aussi un beau voyage aux Canaries gorgé de soleil, quelques très bons livres, beaucoup de temps pour la famille et les amis, des kilomètres  de longueurs de bassin à la piscine, quelques nouveaux textes dans mon petit cahier, et, bien sûr, des heures sur mon ordi chéri...!!!

What about you ?
Racontez-moi, en détail, votre joli mois de mai...

Pour finir, une découverte musicale à partager avec vous...
La chanteuse Selen,
son CD Côté Pile et le single que j'aime bien: "Des Tonnes"
 link
http://www.myspace.com/selencotepile 

A très vite, dans nos joyeux commentaires entrecoisés,

Claire




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Jeudi 8 mai 2008


Bonjour chers amis,


Il est temps que nous fassions ensemble un petit point lecture...
Et quand je dis il est temps, je m'entends, car je prétends...qu'on ne lit que mieux avec le soleil dans les yeux !!!
Etant un vrai lézard, je déserte mon ordi ces derniers jours pour me prélasser au soleil revenu de mon jardin vert printemps.

Alors voici, parmi les derniers livres que j'ai terminés, celui que j'ai, et de loin, préféré:

"ZOLI", de
Colum McCann: 



 

Un roman mélancolique, sombre et magnifique, qui nous emporte sur les routes cahotantes et cruelles des Tziganes parcourant l'Europe centrale communiste et fasciste des années 30 à nos jours.
Zoli est chanteuse, poète, libre, farouche et, par-dessus tout, rom .
Contrairement aux lois tziganes, Zoli apprend à lire et écrire, son grand-père, qui l'élève, a même une radio et écoute les nouvelles au lieu de la musique... Tout partira de là.

Idéaliste, elle se laisse convaincre que ses textes, griffonnés en cachette, à peine connus parmi les siens et qu'elle chante aux soirées vagabondes des pérégrinations des roulottes, peuvent aider son peuple à retrouver une reconnaissance.
Sa rencontre avec un poète slovaque et communiste, qui veut faire d'elle une icône du parti, l'intellectuelle tzigane, et avec un jeune traducteur mi irlandais-mi slovaque qui va tomber fou amoureux d'elle feront basculer son destin irrémédiablement; solidarité, trahison, bannissement, gloire, souffrance, solitude, exil, fierté vont traverser Zoli de courants glacés jusqu'à la laisser pantelante. Tout comme sa poésie, elle-même ne se laisse pas posséder.

Au centre du roman, le pouvoir des mots, la force de sa poésie, l'audace et les espoirs de cette femme en marge de deux mondes qui ne peuvent pas se comprendre. Ses mots lancés au vent, chansons transmises au coin du feu de ses frères reviendront la planter dans le dos une fois couchés sur le papier, au point qu'elle finira par s'interdire d'écrire... et choisir une autre vie.

L'écriture étincelante de Colum McCann m'a poursuivie au fil des pages et je souhaite qu'elle vous séduise autant...
"Dans la vie, les choses n'ont pas vraiment de commencement, mais les histoires que nous en faisons ont un début.
Je n'aurais jamais prévu ce qui arriverait au crayon dans mes mains." 


Voilà, chers amis, je vous confie donc cette nouvelle idée de lecture, à réchauffer et à savourer au soleil.
J'espère vos commentaires avisés et attends toutes vos suggestions de prochains livres...
A très bientôt,

Claire



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Mercredi 23 avril 2008



Grimper aux Arbres…

 

 

 

 

Sur la plus haute branche d’un noyer légendaire

L’enfant cale ses hanches puis appelle ses pairs

Le dos contre l’écorce devient tout immobile

S’imprégnant de sa force de son âge tranquille

 

 

Il a l’agilité d’un animal des bois

Epris de liberté touchant le ciel du doigt

Grimpant sans respirer dans ses marques anciennes

Jamais peur de tomber juste que la nuit vienne

 

 

Dans cet arbre l’enfant se sent le roi du monde

Cet abri tout puissant fait le guet à la ronde

Et s’il étend les bras il pourrait s’envoler

Personne n’entendra tout ce qu’il veut crier

 

 

Il aime la distance d’avec la maisonnée

Apprécie l’importance de rester bien caché

Sa place est magnifique le jardin tout en bas

Est bon pour les moustiques il mérite mieux que ça…

CF


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Jeudi 17 avril 2008




Bonjour à tous,

Aujourd'hui j'adresse un spécial-hommage-musical à la jeune chanteuse Rose...

Les textes sont chantés sur une musique le plus souvent à la guitare, mais l'on retrouve aussi du piano, de l'harmonica, donnant parfois un style piano-bar jazz, à cet album.
Rose est avant tout une chanteuse à textes, qui s'inscrit parfaitement dans les talents de la nouvelle scène française.
Des balades sur l'amour, la vie, avec un ton décalé, et vrai !
Rose c'est avant tout une maîtrise des mots, une diction très claire, qui permet non seulement de s'imprégner rapidement des paroles mais aussi de les comprendre ( :oD )
Beaucoup de finesse dans son style d'écriture…façon poésie, façon journal intime. Rose et sa guitare, un univers à part, un talent à l'état brut.

Rien de tels que les mots de Rose pour se faire une idée de l'auteur...Auteur-compositeur-interprète, voilà une artiste complète qui nous plonge dans un univers folk, très agréable. Elle porte souvent de grande bottes de cuir, un jean, et sa guitare ! Après avoir décortiqué, écouté, apprécié et chanté ses morceaux, je dirais que cette fille vaut le détour, il faut en faire le tour, s'offrir des retours sur les titres les jeux de mots et les rimes.

Rose parle de sentiments sans s'y noyer, au contraire, elle a pris suffisamment de distance pour nous retranscrire ses impressions fortes avec des mots parfaitement choisis.





Voici le clip de sa chanson Ciao Bella, dediée à son grand-père.
http://fr.youtube.com/watch?v=i_VuIgOVWx4&feature=related



 Découvrez une à une les chansons de son superbe album sur son site officiel...
http://www.rose-lesite.fr/
ou bien,
allez sur son site underground:
http://www.ciaobella.fr/?page=audio&id_article=544#544

Voici les paroles de la chanson La Liste:

Aller à un concert
Repeindre ma chambre en vert
Boire de la vodka
Aller chez Ikea
Mettre un décolleté
Louer un meublé
Et puis tout massacrer
Pleurer pour un rien
Acheter un chien
Faire semblant d’avoir mal
Et mettre les voiles
Fumer beaucoup trop
Prendre le métro
Et te prendre en photo
Jeter tout par les fenêtres
T’aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu’à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J’ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c’est la liste des choses que je veux faire avec toi

Te faire mourir de rire
Aspirer tes soupirs
M’enfermer tout le jour
Ecrire des mots d’amour
Boire mon café noir
Me lever en retard
Pleurer sur un trottoir
Me serrer sur ton coeur
Pardonner tes erreurs
Jouer de la guitare
Danser sur un comptoir
Remplir un caddie
Avoir une petite fille
Et passer mon permis
Jeter tout par les fenêtres
T’aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu’à ça
Est ce que ça te déçoit ?
J’ai rien trouvé de mieux à faire
Et ça peut paraître bien ordinaire
Et c’est la liste des choses que je veux faire avec toi

ha ha
ha ya
ha ya
ha ha
Je sais je suis trop naïve
De dresser la liste non exhaustive
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
T’embrasser partout
S’aimer quand on est saouls
Regarder les infos
Et fumer toujours trop
Eveiller tes soupçons
Te demander pardon
Et te traiter de con
Avoir un peu de spleen
Ecouter Janis Joplin
Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu’on est heureux
Emmerder les envieux.

......................................................................................................

Et pour conclure: une interview de l'artiste !

Eclosion d'une star

INTERVIEW DE ROSE


Une chanteuse folk à la plume poétique. Un premier album au succès immédiat. Une voix chaude qui parle d’amour et de névroses sans tabou. Rencontre avec Rose, en pleine tournée marathon dans l'Hexagone, quelques jours avant son concert à guichets fermés à la Cigale.


 

Cheveux longs détachés, jean, bottes en cuir et voix rauque, c’est avec le sourire et un brin de timidité que Rose se prête au jeu de l’interview. Pour sa passion, celle des mots et des notes, l’ancienne institutrice a tout plaqué à 27 ans pour suivre la voie de son idole Janis Joplin et se lancer dans la chanson. Elle raconte simplement et avec sympathie comment une rupture a changé sa vie. Un mal pour un bien finalement…


Votre premier album fait un véritable carton. Vous vous attendiez à un tel succès ?

Non, pas du tout. En plus, tout cela est arrivé très vite. Il s’est passé à peine un an et demi depuis le jour où j’ai écrit 'La Liste' et aujourd’hui. Avec l’engouement qu’il y a eu sur cette chanson, je me suis dit que la maison de disques savait sûrement où elle allait, et que ça allait être un bon single. Mais quand je l’ai composée, je ne me suis pas dit que ce serait le titre phare de l’album.


Pourquoi avoir attendu si longtemps pour vous lancer ?

Parce que je ne pensais pas en être capable. Ecrire, ce n’est pas quelque chose de nouveau. J’écris depuis que je suis toute petite. La guitare, c’est mon père qui m’a appris à en jouer. Je chantais souvent, mais jamais mes compositions. En fait, j’ai compris tard que je pouvais prendre ma guitare, mes textes et écrire une chanson.


Vous tirez votre nom de scène du film 'The Rose', inspiré de la vie de Janis Joplin… D’où vous vient cet engouement ?

C’est arrivé tard, vers 20 ans peut-être. Je suis tombée sur quelques images d’elle et le coup de foudre a été immédiat. J’ai cherché tout ce qui était en rapport avec elle. Il n’y avait pas énormément de choses, car sa carrière a duré de 24 à 27 ans ! Mais j’ai tout vu, tout lu. J'ai tous les albums, les biographies… Ca ne m’était jamais arrivé, je ne suis pas du tout dans l'esprit fan, d'habitude. Mais là, c’était tout le personnage, sa vie, tout ce qu’elle inspirait, tout ce qu’elle respirait. Pour moi c’était impressionnant cette façon de se rendre belle en chantant.


Vous avez des points communs avec elle ?

Un petit peu. Disons que c’était une époque où les drogues prenaient le dessus. C’était pratiquement normal. Quand on voit les images des festivals, tout le monde était sous acide. C’est une ambiance particulière, et ça aujourd’hui, je ne l’ai pas. Mais c’est vrai que le côté festif, un peu "brûler la chandelle par les deux bouts", ne pas trop se ménager (comme dans la chanson 'Je m’ennuie'), c’est un peu moi. D’un point de vue musical par contre, on ne peut pas vraiment dire que j’ai la même voix ! (rires)


Comment est né cet album ?

Au coup par coup. Il y a eu une rupture, qui a entraîné 'La Liste', et j’ai réussi très rapidement à trouver les gens pour faire l’album. On m’a demandé si j’étais capable de rentrer en studio en mars, il me manquait dix titres. Ensuite, c’était tout ce que je vivais après cette rupture. C’était : on me fait un sale coup, j’écris 'Sombre con' ; je vais mieux, j’écris 'Rose' ; je rencontre quelqu’un, j’écris encore autre chose. Voilà, c’était au coup par coup, tout ce qui s’est passé pendant un an.


Cet album est finalement très intime. Vous n’aviez pas peur de rendre votre histoire banale en l’entendant sur les ondes ?

C’est un peu ce qui s’est passé, mais c’est aussi ce qui fait la réussite d’un album. Quand ça devient banal, commun, c’est que c’est populaire et que c’est arrivé à tout le monde. Au final, j’ai raconté mon histoire et je ne suis pas un ovni… C’est arrivé à tout le monde de se faire plaquer, de souffrir, de perdre quelqu’un de cher et puis de faire la fête. Donc je ne suis pas la seule, beaucoup de gens se sont reconnus et finalement ça fait plaisir de se dire que j’ai parlé pour moi et aussi pour 200.000 personnes qui ont acheté l’album. Et puis j’adore raconter ma vie. Je parle beaucoup de moi alors au moins, là c’est fait. (rires)


Si on revient sur l'ordre des chansons de cet album... Il se termine sur une chanson très belle mais très noire, 'Je ne sais pas'. On se demande si finalement aujourd’hui, ça va ?

A ce moment-là, ça n’allait pas, mais aujourd’hui, ça va très bien. Cette chanson, c’était un peu la conclusion. J’avais tout raconté et à la fin je me suis dit : "Bon le bilan aujourd’hui, c’est quoi ?" J’étais en studio quand j’ai composé cette chanson et je me demandais vraiment comment je me sentais. "Est-ce que ça va mieux ? Est-ce que je l’attends toujours au bout d’un an ?" Et je me suis rendu compte que je ne savais plus du tout. Je ne savais pas où j’en étais, je ne savais pas si je l’aimais juste pour avoir un but. Pendant un an, je criais haut et fort que je voulais qu’il revienne. Au final, est-ce que je le voudrais, s’il revenait ? Je ne savais plus du tout. Si j’étais heureuse ou pas…



Cette rupture a servi de moteur à votre création. Aujourd’hui vous allez mieux. Etes-vous encore inspirée ?

C'est vrai, c’est cette rupture qui m’a inspirée à 200 %. Aujourd’hui, c’est très dur. C’est un peu la galère. Le manque de temps joue aussi. J’écris surtout quand je m’ennuie. Je suis là, j’ai la tête ailleurs, je pense à des choses, un mot, un truc, je lis… Les idées me viennent en lisant. Aujourd’hui, je n’ai plus le temps de lire, plus le temps de m’ennuyer. Dès que j’ai dix minutes, je dois penser à des choses vraiment concrètes donc je n’ai plus d’ennui et plus de solitude parce que, quand on est en tournée, on n’est jamais seul… Alors voilà, il faut que j’apprenne à écrire dans ces conditions-là. Dans le bonheur et non plus dans l'ennui.


Votre rapport à la scène ? C’est quelque chose que vous aimez ?

Que j’ai appris à aimer, plutôt. Au départ, c’était dur, je n’en avais jamais fait. Et puis j’avais eu l’album entre les mains pendant presque un an et demi avant la première scène. Donc je n’aimais plus mes morceaux et j’étais un peu dans l’angoisse de les jouer. J’avais déjà joué mille fois ‘La Liste’ en promo. Et puis j’ai trouvé mes musiciens, on a tout retravaillé, on a bossé, jusqu’au moment où, un jour, au bout d’une dizaine de dates, j’ai pris du plaisir sur scène. Parce que je ne peux pas faire un truc que ne j’aime pas. Un morceau comme 'Je m’ennuie', je n’arrivais plus à le faire tel qu’il est sur l’album et, pendant une dizaine de concerts, on ne l’a pas joué. Donc je l'ai modifié. Et maintenant, je suis contente des nouveaux arrangements. 'La Liste' a changé aussi. Tout a changé…


Quelles sont vos influences ?

Disons que, musicalement, c’est toute la musique folk des années 1970 : Bob Dylan, Joni Mitchell, James Taylor, ce genre de choses. Et au niveau des textes : Gainsbourg, Brassens et Alain Souchon.


C’est d’ailleurs Alain Souchon qui vous a offert votre première scène. Comment vous êtes-vous connus ?

Ca s’est fait un peu par notre maison de disques. On ne peut pas dire que c’était une vraie rencontre artistique, au départ ! Mais on lui a fait écouter mes chansons, et il a aimé. Donc on s’est rencontrés sur place, à l’Olympia et il a été super, il m’a présentée… C’était un vrai bonheur. Surtout, il m’a dit qu’il avait beaucoup aimé les textes, et comme je le place parmi les artistes qui écrivent le mieux en France, j'étais honorée.


La scène est souvent stressante. Que faites-vous avant de commencer un concert ?

Je vide une bombe de laque. Je mets tout mon stress dans ma coiffure. Au lieu de me chauffer la voix, je reste des heures à me coiffer. Ca m’évite de penser. Alors que tout le monde s’en fout, parce qu’au bout d'un quart d’heure, je transpire tellement que la coiffure tombe, je dégouline… C’est assez drôle. Je le dis au public, d’ailleurs : "Vous savez que j’ai mis une heure à me coiffer ?” (rires)


Travaillez-vous votre voix, chaude et rauque ?

Je fume deux paquets par jour ! Il faut bien s'en occuper... (rires) Non, disons plutôt que je la néglige.


Un second album en préparation ? Dans la même veine ?

Il ne sera pas en anglais. Pas trop rock’n’roll non plus. Ce qui est sûr, c’est qu’il sera moins jazzy. Pour celui-ci, je ne savais pas comment composer, j’ai fait mes chansons comme ça. Mais, à la base, je n’ai aucune culture jazz, c’est étrange. Surtout que je n’aime pas spécialement ça. Au niveau de la composition de l’album, ce sera plus roots, plus folk. Là, il y a eu des trucs un peu trop produits à mon goût. Mais ce ne sera pas avant janvier 2009, de toute façon. C’est long, j’ai hâte de l’écrire mais, en même temps, j’ai envie d’aller au bout de mon premier album et de rencontrer tous les gens qui l’ont aimé.


Les textes seront toujours poétiques ?

J’espère. Car mes textes, je les aime. C’est vrai que ça perd du sens à force de les chanter, et c’est vrai que parfois je me demande comment j’ai pu écrire de telles choses... Sur 'Julien', je me dis que ce n'est pas possible ! Mais j’arrive à me remettre dedans quand je chante. Je suis une bonne comédienne, peut-être. Quand je chante 'Ciao bella', je pense à mon grand-père, quand je chante 'Julien', je me vois allongée par terre en train de pleurer, je repense à tout ça. En tout cas, le prochain album sera plus positif…



Si vous ne deviez garder qu’une chanson de l’album ?

Ce n’est pas ma préférée, mais je garderais ma chanson porte-bonheur : 'La Liste'.


Et votre préférée ?

‘Ciao bella’.

Propos recueillis pour Evene.fr - Septembre 2007

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Voilà, un de mes coups de coeur musicaux, que je souhaitais partager avec vous,

...au plaisir de lire bientôt vos commentaires,

Claire

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Vendredi 11 avril 2008




L’Autre

 

 

 

Qui est l’Autre ?

Qui est cet autre là

Cet au-delà

 L’autre est celui d’en face

 

Qui est l’Autre ?

L’autre est celui qui lit

L’autre est celui qui dit

Les mots à ma place

Qui est cet autre là

Qui n’a rien compris

Comme j’avais écrit

Moi

Met son sens à la place

Met son doigt

Sur mes traces

Et ça me va

Et ça lui va

Et lui

Ca lui suffit comme ça

Même si, même si

Mais non

Il a tous les droits

Le droit de mettre ce qu’il croit

Dans les mots qu’il lit

Le droit de les dire à l’envers

Mes vers

Pourtant mis à l’endroit

De mon cœur

Vers lui

Cet Autre

Cet autre là

Que je ne connais pas

Mais qui croit

Qu’il a tout compris

De moi

Puisqu’il me lit

Puisqu’il me sait

Par cœur

L’Autre qui dit

Qu’il m’a appris

Sans erreur

Et je voudrais

Savoir de lui

Qui je suis

Si ça me va

Si ça lui va

Si ça lui suffit comme ça

 

Qui est l’Autre ?

Moi, là

Je reste sans lui

Je lui écris

Encore une fois.

CF

 

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Samedi 5 avril 2008
 

Chers amis,

Bienvenue à vous, qui découvrez ce blog grâce aux Evènements du Chesnay d'Avril !

Promenez vous parmi les articles, pages et commentaires publiés, cliquez où bon vous semble, Poésie, Musique ou Littérature...
Allez, revenez, découvrez, appréciez ou détestez... mettez le blog dans vos favoris si vous souhaitez reprendre votre lecture plus tard, parlez-en autour de vous...(!)
Mais, surtout, n'hésitez pas à laisser une trace de votre visite que je puisse avoir la joie de vous répondre: il vous suffit pour cela d'aller tout en bas d'un article de votre choix, de cliquer sur "ajouter un commentaire" d'écrire et d'envoyer...Je le saurai aussitôt, ainsi que tous mes amis qui partagent le plaisir des mots échangés sur ce site.

Pour commander les deux recueils de poésie, dont vous lirez certains extraits en ligne, rien de plus facile: il faut vous rendre dans le cadre rose "Pages" en haut à droite de votre écran et cliquer sur "Commande/ Mes Livres disponibles immédiatement..." puis vous laisser guider en cliquant sur les liens http/ indiqués ou, en imprimant tout simplement un bon de commande par correspondance.
Juste une précision, pour répondre aux questions posées, le premier tome "Chacun son Truc" a un thème sentiments, le second "Le Royaume des Abeilles" est lui plus tranches de vie. Voilà, vous savez tout...enfin, beaucoup déjà !

Pour les plus habitués de ce blog, j'ajouterai juste que...:
Voici ci-dessus la Cover du Magazine mensuel de ma ville, et la journaliste du Service Communication de la Mairie a fait dans le numéro d'Avril 08 un long et très gentil Portrait sur moi ...

Une première interview, c'est plutôt intimidant mais cela fait vraiment plaisir !
Je vous scanne cet article...

A bientôt à tous,

Claire
Le 4.4.08

 

 

 

 

 

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Mercredi 2 avril 2008


C'est qui lui ?
           C'est qui ?
                    Mais c'est qui ?

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Laissez moi vous présenter le crooner-rocker à la voix rocailleuse le plus célèbre d'Allemagne, leur Johnny à eux qui fait salle comble à chaque concert depuis plus de 30 ans et dont les albums et best-of se vendent comme des petits pains, une légende vivante... Acteur au début, dans les années 60 à 80, sa carrière de chanteur a ensuite pris le pas avec un succès continu depuis la fin des années 70.
J'ai nommé:

Marius Müller-Westernhagen

 Ballades sentimentales accompagnées de sa guitare ou de son harmonica chéri, ou rock qui swingue, textes tendres ou phrases uppercut, un chanteur très prolifique, qui écrit bien, qui a tout bon, et moi, j'adore...!
Alors, normal, je partage avec vous...



Voilà pour commencer le texte d'une de ses chansons les plus connues, "SeXy"
et le lien pour l'écouter.

http://www.myvideo.de/watch/1456690/Marius_Mueller_Westernhagen_Sexy









 
 SeXy !
SeXy - was hast Du bloß aus diesem Mann gemacht
SeXy - was hat der alte Mann Dir denn getan
SeXy - wo warst Du bloß, als er nachts aufgewacht
SeXy - das tut dem alten Mann doch weh

Du bist 'ne Waffe für die es keinen Waffenschein gibt

SeXy - er hat sein altes Weib für Dich vom Hof gejagt
SeXy - für ihn ist jeder Tag der jüngste Tag
SeXy - Du läßt ihn Deine hohen Stiefel lecken
SeXy - Du wirst reich, stirbt er am Herzinfarkt

Du bist ne Waffe für die es keinen Waffenschein gibt

Sexy - ich würde alles für Dich tun

Sexy - für Dich haben Gott und Teufel 'nen Vertrag geschlossen
Sexy - ich will und will und will und will nur Dich
Sexy - ich bin gefangen zwischen Deinen langen Beinen
Sexy - es ist mir scheißegal, mach' ich mich lächerlich

Du bist 'ne Waffe, für die es keinen Waffenschein gibt

Sexy - ich würde alles für Dich tun!


allez...encore une petite dernière ?

http://fr.youtube.com/watch?v=vztTOKS7_-Q


et, ensuite, pour les romantiques, une deuxième chanson
"Lass uns leben"
http://www.myvideo.de/watch/1456924/Marius_Mueller_Westernhagen_Lass_uns_leben




A très bientôt à tous,
au plaisir de lire et de répondre à vos nombreuses et rafraîchissantes réactions...

Claire 

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Mardi 25 mars 2008

20070606_064.JPG20070606_064.JPG20070606_064.JPG20070606_064.JPG


Bonjour à tous,


Ces derniers temps, la lecture m'a un peu échappée...Difficile d'être actif sur tous les fronts avec un peu d'efficacité. Bref, tout ca pour dire que j'ai moins lu !
Pas bien...
Mais, ce qui est bien,
c'est que les deux derniers livres que j'ai lus m'ont comblée, ce qui n'est pas le cas malheureusement à chaque fois que je termine un livre.
Et, ce qui est encore mieux,
c'est que ces deux livres ont beaucoup de similitudes, ce qui me permet de vous en faire un seul commentaire croisé.
Donc, aussitôt, je vous les donne en partage:
Le premier, "Le Rapport de Brodeck", le dernier livre de Philippe Claudel. On en parlait tellement que j'hésitais à m'y plonger. Mais j'avais tant aimé la si poétique petite histoire de "La petite Fille de Mr Linh", que je savais que l'auteur à l'écriture si émotive et profonde risquait fort de m'emporter...L'ouvrage est de taille cette fois, le sujet aussi. Ce pauvre homme, ce rescapé plus fort qu'il n'en a l'air, que l'on prend en pitié, chargé d'une mission empoisonnée nous relate dans un récit à tiroirs, lent et sombre, tellement il en craint la finitude, son passé lourd dans les camps, ses recherches, et les secrets de son petit village des montagnes. L'après-guerre, la reconstruction, la volonté d'oubli des horreurs perpétrées. Un pays imaginaire, que Claudel nous évoque comme il avait brossé celui de Mr Linh, Pologne, Hongrie, Allemagne, Autriche, peu importe en fait, il a du en exister tellement ayant la même histoire tragique, baillônnée et oubliée par les nouvelles générations.
Le deuxième livre "l'Empreinte de l'Ange", de Nancy Huston. L'histoire est belle, troublante, et se dévoile, comme dans le Claudel, tout doucement, par touche, par allusion. On voudrait comprendre plus vite, dépasser les non-dits et déchirer le voile opaque des secrets des personnages mais il faut subir le rythme de lecture imposé, et, s'en délecter... Une femme étrange, allemande, sortie de nulle part, à l'après guerre, à Paris. Et en  toile de fond, cette fois, la guerre d'Algérie. Une histoire d'amour, une histoire d'incompréhensions, une histoire d'adultère. Avec, peu à peu, les origines et le cortège des souvenirs enfouis, qui remontent et teintent de sang la fraîcheur des sentiments.
Dans les deux livres, la persécution, des juifs et des algériens. Dans les deux livres, l'accueil réservée aux étrangers, aux réfugiés, le racisme qui se cache dans le quotidien, les secrets honteux et la cruauté des hommes entre eux. Dans les deux livres, l'insouciance d'un petit enfant qui apporte sa gaieté innocente et permet de dépasser la détresse.
Dans les deux livres, des couples à part, "hors normes", qui par-dessus tout, survivent grâce à la force de leur amour qui les sauve du poids de leur passé.
Par contre, les fins diffèrent radicalement...
Si le Huston n'a pas le "happy end" qu'on aurait pu espérer (mais déjà "Lignes de Faille" m'avait laissée sur ma faim après l'enchantement et le suspense de toute l'histoire...), si tant est qu'il aurait pu en exister un d'ailleurs, avec une famille éclatée, désabusée, le Brodeck finit sur l'espoir d'un monde meilleur, ailleurs, ensemble, à recontruire. La flêche de l'amour n'aura pas eu la même trajectoire selon les deux auteurs, un homme, et un homme qui repart, une femme, et une femme qui disparaît...coincidence ?

Donnez moi vos commentaires, ceux qui les ont déjà lus, et, s'ils diffèrent du mien, tant mieux ! A ceux qui n'ont pas lu, j'espère leur avoir donné l'envie de le faire sans avoir trop défloré les sujets...

Au plaisir de vous lire, tous, toujours, encore !


Claire


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Mercredi 19 mars 2008

Web

                                      

Web
 
 
Dentelles délicates
Tricotage éphémère
Grisé de courants d’air
Et remaillé en hâte
Cent fois sur le métier
Remettant son ouvrage
Rassemblant son courage
L’instinct est dans pitié
 
Constructions transparentes
Mobile suspendu
Dans les branches étendue
Lingerie décadente
Tous ces fils invisibles
Se collent au visage
En incessant voilage
Aux coins inaccessibles
 
Nos doigts sont comme ces pattes
Fébriles insatiables
Au clavier inusable
Engourdis écarlates
Cet appétit virtuel
Nous maintient en alerte
Parfois jusqu’à la perte
D’un repère habituel
 
Illusoires amis
Rencontrés au détour
D’un clic ou d’un retour
Dans l’espace infini
Cette ère informatique
Fait de nous des insectes
Des araignées adeptes
De souris boulimiques…
 

C.F.


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Samedi 15 mars 2008
 
  

Bonjour à tous,

(suite de l'article commencé Mardi 11 !)


Bon, on est samedi soir, Overblog plante à mort... mais bon, je persiste car j'avais envie de partager avec vous quelques bribes de mes journées d'hier et d'avant-hier, puisqu'elles rebondissent sur le début de cet article...


 

Donc, vendredi matin, je suis partie à l'assaut du Salon du Livre de Paris...Autant dire dans l'arène des fauves puisque c'était le premier jour du Salon, envahi de classes d'enfants colorées, débraillées, aux yeux émerveillés et aux gros sacs pleins de livres glanés. Quelle sensation vertigineuse et délicieuse de se sentir dans le ventre du Livre...d'avoir ainsi l'infime et audacieuse illusion de faire partie d'une page bruissante, dans la cohorte avide des exposants et des promeneurs.
J'avais repéré en décortiquant le programme deux débats auxquels je tenais à assister ce jour...


Le premier nous apostrophait ainsi:
La polémique du jour: « La poésie, on sait pas ce que c'est / Mais on la reconnaît quand on la rencontre »(Jean L'Anselme).
Débat animé par Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes (A poèmes ouverts, chez Seuil), avec Israël Eliraz, poète israëlien (Août, à la limite des choses perdues, chez Corti), Guy Goffette (collection Enfance en poésie chez Gallimard), Linda Maria Baros, poète roumaine et Christophe Carraud, le directeur de la revue Conférence.
...Assise pas trop loin des intervenants, bien au milieu pour ne pas en perdre une miette, je me suis régalée de leurs réparties, lectures, attitudes. J'ai été séduite par l'éloquence presque emphatique de Goffette, l'aisance chaleureuse et bourrue de Carraud et la courtoisie bon enfant de Siméon, tandis que les vers traduits de l'hébreu de Eliraz emplissaient mes oreilles et que les mots méticuleux des poémes de Baros fendaient le public...
Lorsque le micro a pu circuler pour un temps de convivialité et de questions réponses, je ne me suis pas faite prier pour participer et mesurer tout aussitôt la désespérante fadeur de ma propre inconsistance face à ces personnages ! 

Deuxième débat qui m'avait fait lever de bon matin...:
Je blogue, tu blogues, nous bloguons...
Débat animé par Karine Papillaud, journaliste; avec la participation de blogueurs reconnus, Gilles Cohen-Solal, des Editions Héloise d'Ormesson, Serge Roué, Laurence Thurion et Lorenzo Soccavo.
J'avoue avoir été moins emballée par la prestation des intervenants de ce débat d'actualité au titre accrocheur mais au contenu sans véritable cohésion;  blogueurs professionnels ou privés, connus et méconnus, chacun restant sur son quant a soi, sans complicité ni effort pour paraître heureux d'être là...Il faut dire que le public n'avait pas rempli la salle et cela devait les vexer...! Mais, je reste époustouflée par la virulence méprisante des propos de Cohen-Solal, fidèle à son personnage d'ours mal léché de l'édition...! Chacun semblait ravi de clamer son indifférence envers les réponses reçues à ses billets publiés, prétendant n'écrire son blog perso que par envie personnelle et non dans le but de communiquer ou partager ou rencontrer et encore moins échanger avec des inconnus importuns et souvent inintéressants, aux commentaires insipides et truffés de fautes d'orthographes insupportables ...!!!
Je ne me suis pas gênée là encore pour prendre la parole sur différents sujets et les interroger pour finir sur leur regard et avis sur l'édition numérique, question que j'avais également posée aux intervenants du premier débat, beaucoup plus bienveillants, compréhensifs et conciliants sur ce sujet à la mode.. Mais là,  je n'ai pas été décue du voyage !



Aujourd'hui samedi, direction La Maison de la Poésie de Guyancourt qui organisait, dans le cadre du Printemps des Poètes, des rencontres, expositions, interventions débats et lectures.
D'abord, lectures itinérantes de poésie, dans la Médiathèque de la ville, organisées sous la houlette d'un comédien Laurent Boulassier et mises en scène avec la complicité joyeuse des bibliothécaires. Mots étrangers, mots offerts pour un moment de partage, autour de la collection bilingue des éditions Cheyne. Puis elles m'ont proposée de lire au micro quelques uns de mes textes, ce que j'ai fait, plutôt intimidée puisque ce n'était pas prévu, après avoir effectué une rapide sélection au débotté dans mes recueils... 
Toute la Médiathèque était une immense exposition de textes courts affichés partout, déposés sur les tables, sièges, roulés en boule au sol, scotchés aux vitres aux murs aux étagères...On marchait sur des poèmes, shootait dans des boulettes de mots, ondulait au rythme des affiches poursuivant le regard dans les couloirs, escaliers, fenêtres...Comme une frénésie fantastique de phrases ciselées, de citations choisies et de talents à découvrir !

Ensuite, rencontre avec quatre écrivains publiés chez Cheyne, Isabelle Pinçon, Christiane Veschambre, Eric Ferrari et Patricia Castex-Menier, qui nous ont fait découvrir leur travail en lisant des extraits choisis avant de répondre aux questions du public. Cette séance de lecture croisée étant chaleureusement animée par Jacques Fournier, le souriant directeur de la Maison de la Poésie. 
Moment de grâce recueillie, suspendue aux lèvres des auteurs scandant leurs propres mots avec tendresse et habileté. Silence délicieux et attentif dans le public.
J'ai soupiré de la beauté des textes, essentiellement de la poésie en prose, certains inédits encore, d'autres épuisés, d'autres réédités, mais tous magnifiquement purs.

... La Poésie est bien vivante, vibrante, magique et vierge...
Et, moi, elle me fait du bien, elle me rend heureuse, elle me rapproche de l'essentiel.

Voilà, je rentre l'esprit serein et le coeur plein de ces nouveaux sons déroulés en une sarabande printanière sur ce samedi pluvieux, la tête remplie de ces phrases nouvelles aux tonalités variées qui ont touché ma sensibilité de leurs mots uniques.

Au plaisir de vous lire très vite,

Claire
 
 
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