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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 15:41

 

 

 Chers amis,

 

 

Il me faut sans tarder vous faire partager cette merveille que j'ai dévorée et dont les paroles lumineuses m'habitent encore... Je n'ai de cesse de le feuilleter encore et encore pour y rechercher les passages les plus émouvants.

 

Après La Vie d'une Autre et la Grand-Mére de Jade, Frédérique Deghelt nous offre avec son troisième roman une litanie d'amour, une sérénade féminine à deux voix.

Du Brésil, à Paris, des dunes du Cap Ferret à la jungle amazonienne, deux femmes de génération différente se dévoilent en une confession amoureuse traversant les époques.

Monologue enfiévré et journal de voyage secret et sacré se succédent et s'enchevêtrent peu à peu au fil de la lecture autour d'un tiers personnage, livrant au roman un rythme de valse à trois temps, et ménageant au lecteur emporté, pauses et silences aux moments les plus intenses.

Chacune fait le choix de partir, ou de s'enfuir, vers d'autres horizons, avec sa jeune foi radieuse en bandoulière et ses projets d'évangélisation pour la soeur, pour apaiser sa souffrance de l'attente du vide ou du silence de son amant pour l'autre femme. Au bout du compte, chacune parle ou écrit dans un instinct de survie face à la folie d'un amour dévastateur, un sursaut pour comprendre ce qui lui arrive, s'isoler pour se protéger, prendre du recul face au quotidien dans l'espoir de se retrouver. Elles vivent leurs histoires inattendues et nous livrent leurs atermoiements sensuels et tourmentés, le trouble de leurs désirs nouveaux et la fulgurance de leur état de bonheur passionné.

Le dénouement se tisse avec une infinie tendresse et nous laisse allongé sur le sable, à marée basse, dévasté...le sourire au lèvres.

 

Alors, lâchez tout ce que vous lisez à l'instant et jetez-vous à cœur perdu dans ce roman délicieux.
Dès l'épigraphe, les quelques vers de Victor Hugo, (que Brassens et Barbara mettront en musique) sont une belle référence à La Légende de la Nonne. «Il était laid : les traits austères, la main plus rude que le gant ; Mais l'amour a bien des mystères, et la nonne aima le brigand». (link).

 

Regardez ci-dessous l'interview de l'auteur sur son livre:  link

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 22:46

 

 

 

LOVE DOSE

 

 

   

Quelqu’un pour me donner ma piqûre

Mon fix à moi mon addiction pure

Ma petite poudre anti morose

Mon gentil coup de fouet… ma lovedose

 

Ma lovedose

Ma lovedose

 

Toi et moi et je fais pause

Toi et moi pour la même cause

Moi plus toi tout nus tout chose

Toi plus moi pas d’overdose

 

Quand les journées n’ont pas de raison

Que les nuits ne sont plus en chanson

Qui vient me donner ce baiser rose

Pour m’éveiller je veux… ma lovedose

 

Ma lovedose

Ma lovedose

 

Toi sur moi je tiens la pose

Moi sur toi apothéose

Moi plus toi tout nus tout chose

Toi plus moi pas d’overdose

 

Au milieu d’un silence de trop

Après les questions à demi-mot

Qui se penche sur mes lèvres closes

Ce goût sucré c’est bien… ma lovedose

 

Ma lovedose

Ma lovedose

 

Toi en moi allez si j’ose

Toi en moi tout en symbiose

Toi et moi pour la même cause

Toi et moi et je fais pause…

 

Ma lovedose, ma lovedose…

 

CF

(inédit 2011)

 

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 21:58

 

SDF

 

 

 

J'habite dans le coeur d'un homme

 

Longtemps j'errais mon âme en peine

Les poings serrés le corps en berne

Longeant les murs cherchant abri

Dans ma mémoire aux coins jaunis

 

J'habite dans le coeur d'un homme

 

Partout j'allais le pas inquiet

Portant mon trouble comme un paquet

Ni en voyage ni en vacances

Ni en retour ni en partance

 

J'habite dans le coeur d'un homme

 

J'ai cru trouver mille maisons

Mais jamais celle à ma raison

L'aube venue déjà dehors

J'étais livrée seule à mon sort

 

J'habite dans le coeur d'un homme

 

Puis vint le jour où j'ai trouvé

Ma nouvelle adresse attitrée

Là dans le creux de son épaule

Brillait la clé de mon royaume

 

J'habite dans le coeur d'un homme

 

Depuis je vais le pas léger

Toutes mes questions bien rangées

Je connais son chemin par coeur

La vie est longue aux promeneurs

 

J'habite dans le coeur d'un homme

 

Dans le coeur de cet homme

J'ai décidé de faire

Ma résidence secondaire

En somme...

 

 

C.F.

(2011 - inédit)

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:44

 

Faith Book :-)

 

 

Bonjour chers amis,

 

 

 

Plaisir de lire... je ne connais rien de plus détendant que le calme d'un voyage secret entre les pages d'un bon bouquin. Peu importe la pluie, le sommeil, la fatigue, l'appétit, les contrariétés ou les impératifs extérieurs lorsqu'on plonge dans la sollicitation exquise d'une conversation écrite, qui se déroule à notre envie, à notre rythme, presque hors temps.

Lire est une escapade nécessaire pour s'extraire du monde tout en le comprenant infiniment mieux, ouvrir des fenêtres nouvelles et inattendues et soupirer de silence, faire des rencontres improbables et exotiques, se travestir en autant de personnages et lire la vie telle qu'on ne l'aurait jamais cru.  

 

Deux petites chroniques pour étayer cette foi de lecture qui me tient depuis toujours dans sa paume:

 

 

 

« La pluie avant qu’elle tombe » est une sorte d’interlude dans la carrière de Jonathan Coe, quelque-chose de doux, de calme et d’inoffensif, un roman intimiste et mélancolique bien loin des comédies satiriques auxquelles cet excellent écrivain anglais nous avait accoutumés et auxquelles j'étais résolument fan.

Jonathan Coe signe un roman poignant soigneusement construit autour de la description de vingt photographies, des instantanés de vie qui rythment la narration et restituent peu à peu une douloureuse histoire de famille marquée par le désamour maternel sur plusieurs générations...

Une vieille dame décide de s'adresser à sa nièce perdue pour lui retracer l'histoire de sa vie et espère ainsi réparer les incompréhensions et les blessures avec lesquelles elle a grandi. Elle s'enregistre sur des cassettes avant de mourir et commente pour elle des photos qui font ressurgir des pans entiers du passé . Le procédé littéraire est attendrissant et permet en 20 scènes clefs de reconstituer une saga de femmes,  une épopée familiale avec ses inévitables déchirements. Et il en résulte un joli texte plus poétique que d’habitude, empli de nostalgie et d’amitiés rompues. Un esprit « carte-postale » avec ses moments de grâce et d’instantané de vie.

Comme quoi, il est toujours vivifiant tant pour l'auteur que pour le lecteur, de changer de temps en temps de registre...

 

 

......................................................................................................

 

 

                   

 

Elisabeth Gilbert nous invite à un voyage autobiographique vers l'inconnu, joyeux, naif et émouvant.

N'ayant pas vu le film tiré de son roman, ni lu les critiques s'y afférant, je n'avais heureusement pas de visuel ou d'a priori avant de partir autour du monde avec cette femme exsangue et pétrie d'auto-apitoiement pour en revenir en lui tenant la main, apaisée et souriante...

J'ai découvert au fil de ces pages la libération de la solitude et la force de l'amitié, les difficultés et les vertus de la méditation, mieux compris la vanité de nos petites entreprises humaines et accepté que seul le calme intérieur permet de supporter le chaos du monde. Quant aux séquences italiennes, elles m'ont mis l'eau à la bouche...

A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute. Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule un an à travers le monde !
Trois voyages, découpés eux-mêmes en 108 chroniques, soit autant de grains que le japa mala, collier de prières hindou, dans lesquelles l'auteur retrace son cheminement à la découverte d'elle-même.  

Elisabeth Gilbert est un personnage narratif attachant, qui décrit, dans un style très libre, ses rencontres, expériences et réflexions au cours de ses séjours successifs en Italie, en Inde et en Indonésie. En Italie, elle s'abandonne aux délices de la dolce vita et du farniente; en Inde, ashram, méditations et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, à Bali, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'amour et cet équilibre qu’on appelle le bonheur…

 

 

 

Voilà, chers amis, deux nouveaux livres faciles à partager avec vous...                

Donnez moi vite vos derniers coups de coeur personnels pour qu'on échange nos points de vue !

Au plaisir de vous lire au fil de vos commentaires et de tous vos blogs divers que j'aime également visiter, et bon printemps...            

 

Claire

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:48

 

Bonjour chers amis,

 

L'arrivée de l'automne me semble le moment propice pour que nous parlions de feuilles.

Pas de celles tournoyantes, racornies, jaunissantes, rougissantes et frémissantes qui virevoltent et sèment jardins et trottoirs de leur tapis élastique et bruissant.

Plutôt de celles, tournées, cornées, dévorées, gorgées d'encre noire et parsemées de caractères comme de petits insectes endormis, qui attendent patiemment le mouvement sec du doigt, un brin de vent malicieux ou un sage marque-page avant la nuit.

Feuille après feuille, au pied des arbres ou à leur ombre, se sont mêlées feuilles sêches et feuilles planes, cousines de nature, aux cycles succesifs, elles se rejoindront un jour en un humus généreux.

 

Nature et Lecture étant de la même famille, abordons maintenant les livres que je voudrais partager avec vous, puisqu'ils m'ont touchée cet automne...

 

1. Vivement l'Avenir, de Marie-Sabine Roger

 

 

L'histoire se passe dans un petit coin perdu et sans intérêt, entre la nationale, le ciel bas, le canal et le poulailler industriel. Les gens qui s'y croisent oscillent entre le chomage, le bistrot, le travail, les rêves et le temps qui passe avec ses illusions. On se croirait dans un Zola moderne, sans le style ni les descriptions.

Comme dans son premier opus, La Tête en Friche, Marie-Sabine Roger aime là encore susciter les rencontres improbables, caricaturer et montrer du doigt mauvaises intentions et bas instinct, croquer mesquineries et méchancetés, et faire parler les nerfs de ses personnages écorchés.

Le ton est vif, l'humour est noir, mordant, les mots incisifs et l'émotion au bord des yeux.

Car les personnages sont incroyablement attachants dans leur insignifiance apparente.

 

L'histoire, une lecon incroyable d'humanité et d'optimisme.

L'espoir retrouvé par le partage de détresse et d'amitié entre une jeune fille errante et solitaire, qui se cache pour mieux s'enfuir, ou s'enfuit pour mieux se cacher, et un handicapé physique et mental. A ce duo improbable et claudiquant, se joindront ensuite le déprimé de service et son copain alcoolo au coeur tendre...

Et comme en mathématiques, moins et moins, font plus... Grâce à celui que tous prennent pour un monstre, trois paumés, prisonniers d'un quotidien sans issue retrouvent sens, dignité et but à leur vie. Tous les quatre deviendront les héros d'un avenir plein de rires.

 

 

2. Quand blanchit le Monde, de Kamila Shamsie

 

 

Rien que la couverture vous emmène en voyage...

... Avant de comprendre que ces oiseaux migrateurs survolant cette femme noyée dans ses secrets ont plusieurs sens.

Tout commencera avec les ailes noires de la bombe de Nagasaki qui ont foudroyé le destin d'Hiroko, une jeune japonaise amoureuse, en se posant pour toujours dans son dos.

Les migrations entrecroisées de deux familles, au-delà des guerres, des nationalités, des classes sociales et des conflits, des époques et des pays: entre le Japon, l'Inde, le Pakistan, l'Angleterre et les Etats-Unis.

Les ailes des mots, qui voyagent entre les langues et ont le pouvoir ou le courage de tout comprendre, tout traduire, tout expliquer, tout justifier, sauf la violence insupportable des hommes.

Les oiseaux multicolores des jardins de paradis, les oiseaux insouciants des guerres de religions ou de territoire, le monde n'est qu'un long envol vers le soleil blanc qui l'absorbe et lui donne sagesse.

Sur trois générations, tragédies, bonheurs et espérances se poursuivent, comme des anges gardiens au-dessus des personnages de ce roman fleuve que l'on quitte à regret.

Premier roman d'une pakistanaise dont j'attends déjà les prochains manuscrits, remarquablement bien écrit, et traduit, la justesse des images et des personnages ne cesse de me hanter. Je voudrais connaître chacun d'entre eux, pour les remercier, Hiroko pour sa force gracile, Konrad pour sa poésie, Sajjad pour son ambition lucide, Ilse pour son humour, Raza pour sa fragilité, Kim pour sa tendresse solitaire et Harry pour sa clairvoyance.

 

 

3. Trois fois Septembre, de Nancy Huston

 

 

A la bibliothèque, le titre, de saison, m'avait plu, et l'auteur de surcroît ne m'avait jamais décue mais plutôt toujours comblée: ce petit roman me semblait donc déjà la cerise sur le gâteau lorsque je le découvrais pour une fois en rayon.

Impossible de m'arrêter, je l'ai lu presque d'une traite, comme il s'écrit d'ailleurs.

Une mère et sa fille passent ensemble un long week-end à lire les carnets secrets de la meilleure amie de la jeune fille, rencontrée deux ans auparavant. Le lecteur ne comprend pas pourquoi cette dernière est si bouleversée à l'idée d'ouvrir la boîte de Pandore renfermant l'intimité de son amie... et est donc suspendu au rythme de la lecture-découverte. 

Et peu à peu, nous entrons dans l'histoire, au fil des feuillets manuscrits et des lettres retracant les amours, amitiés et le quotidien des personnages, ponctuées des réactions et émotions de la mère et de sa fille ...

Haletant, évidemment, comme seule Nancy Huston sait le faire, avec un choix de mots tellement saisissant que l'on rêverait de savoir réciter certains passages par coeur.

 

Voilà, chers amis, trois livres sur un plateau... Si vous les avez lus, dites moi vite ce que vous avez ressenti !

 

A bientôt, au plaisir de vous lire tous,

 

Claire Fessart.

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 19:42

Période bénie que celle de l'été...

 

La chaleur bienvenue, revenue, installée, qui se pose comme une caresse, une brûlure qu'on avait oubliée, un baiser dans la nuque, une rougeur sur le nez

Le soleil généreux, présent du petit matin tremblotant de ciel limpide jusqu'aux soirées à la bougie de citronnelle

La langueur qui naît de cette torpeur, l'envie de flemme, les corps alanguis, ramollis, endormis d'envie de sieste et de silence

Le souci de s'appliquer à ne rien entreprendre de trop long, de trop lourd, de trop pressé... Le besoin impérieux de ne rien faire, enfin, mais de le faire bien

L'appétit de fruits coulants de jus tiède, de glaces aux chocs thermiques bienfaisants, la préparation incessante de plateaux de boissons aux glaçons transparents éphémères, les idées saugrenues de salades inconnues, méli mélo de couleurs, de saveurs, pourvu qu'il y ait la fraîcheur

La peau qui se montre, se dore, s'écarte des échancrures, repousse les ourlets, détache quelques boutons et délace les chaussures, la peau qui brille de crème, coule en gouttelettes de sueur, rougit de chaleur et plonge vers l'appel de l'eau

Le goût de se réunir, de se retrouver, de s'inviter puisque le temps des amis, le temps de la famille se nourrit aussi de l'oisiveté chérie de l'été. Les éclats de rire, les nuits étoilées aux sons de musique et de danse, la vie dehors avec sa pelote de l'année que l'on déroule en confidences, histoires et conversations rebondissantes entre ceux qui partagent un coin de transat, de serviette, d'herbe tendre ou de rocher plat

 

Période bénie que celle de l'été...

 

Les livres stockés empilés dans les valises et dont on se gorge enfin, aux reliures ouvertes de sable et aux taches de confiture ou d'huile solaire, les magazines qu'on achète pour les vacances et qu'on dépiaute en rigolant

Les jeux de balle, de vague, de cartes, de vent, de mains et de vilains; les courses à l'assaut des crêtes, des torrents, des dunes et des bouts de champs

Les draps frais, les montres oubliées, les tenues décontractées pour ne pas dire débraillées, les cheveux et la peau au naturel, les douches froides au jardin et le sommeil qui s'attarde entre les étoiles filantes

Les repas qui traînent , se décalent, s'oublient, se mélangent ou se superposent, aux rythmes mélangés des générations retrouvées, le linge qui sêche sur le fil en un clin d'oeil, les guêpes sur les assiettes et les oiseaux à l'aube claire, les parfums des fleurs exhalés au seuil du soir

Et les projets qu'on dresse pour la prochaine année, les rêves qu'on égrenne ou les bilans que l'on constate, les listes des fournitures scolaires qui narguent, les grands rangements qu'on avait repoussés mais qui reviennent, les envies d'autre chose qui remontent avec le temps qui ralentit

 

Période bénie que celle de l'été...

 

Temps des amours

Retrouvailles des couples, découvertes adolescentes et rencontres faciles qu'on dit sans conséquence

Temps des voyages

Au bout du monde, au bout du mois, succession de séparations et retrouvailles, transhumance au gré des routes, ports, quais, semant des bagages, doudous, appareils photos, lunettes de soleil et autres attirails obligatoires

Temps des découvertes

Cabane perchée avec les petits cousins, bestiole observée à la loupe, pêche miraculeuse, chasse au trésor, sport de l'extrême, nouvelle langue, nouvelle culture, nouveau sommet

 

 

Période bénie que celle de l'été...

 

Chers amis lecteurs, profitez-en, et racontez-moi !

 

Au plaisir de vous lire tous,

 

Claire Fessart

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 23:04

 

 

Confiance

 

 

 

 

Elle est là, cette chaleur grise et douce

Comme un pull d’octobre sur l’hiver qui pousse

Tapie au creux de soi au détour d’un sourire

Elle arrangera demain, effacera le souvenir

 

Elle est là

Et ça va

Tellement mieux

Comme ça

 

Sans confiance

En soi

Plus on pense

Moins on y croit

 

 

Elle est là, cette odeur de cannelle et de cendre

Comme un goûter au coin du feu en décembre

Gardée au fond de soi, elle revient en surface

Pour marquer le chemin et réinventer les traces

 

 

Elle est là, cette rengaine qu’on avait oubliée

Comme une berceuse d’autrefois qui savait tout calmer

Nichée au coin de soi, elle se fait un peu plus forte

Couvre tous les échecs, met le pied dans la porte

 

 

Elle est là, cette impression forte et sûre

Comme une main puissante escaladant les murs

Serrée tout contre soi, elle se tend se déplie

Et balaie tout le reste dans un geste d’oubli.

 

 

Elle est là

Et ça va

Tellement mieux

Comme ça

 

Sans confiance

En soi

Plus on pense

Moins on y croit...

 

CF

 

  A bientôt chers amis lecteurs, et n'oubliez pas de laisser une trace de votre passage sur ces pages en écrivant un petit commentaire... auquel je répondrai avec plaisir !


Claire Fessart

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 17:43



Mars


Ne me réveillez pas avant...
Ne me réveillez pas trop tôt...

Je suis née au printemps
A la fonte des eaux
L'hiver est bien trop long
Son froid se vit au chaud
Tout ce gris ce marron
Le vert tendre est plus beau


Ne me réveillez pas avant...
Ne me réveillez pas trop vite...

Je suis née au printemps
Quand l'air est une invite
A sortir prudemment
Le corps tout engourdi
A marcher nez au vent
Dans les premiers semis

Ne me réveillez pas avant...
Ne me réveillez pas trop fort...

Je suis née au printemps
Quand le silence dore
Aux timides rayons
De chaleur diagonale
Dans les derniers frissons
D'une terre encore pâle

Ne me réveillez pas avant...
Ne me réveillez pas trop tôt...

Je suis née au printemps
A la fonte des eaux
Petit poisson brillant
Bourgeon à peine éclos
Je suis née d'un torrent
Du soleil sur la peau.


CF
Février 2010
(Texte inédit).





A bientôt chers amis lecteurs, et bon réveil à tous !

Claire Fessart

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 18:57



Un bien joli titre... pour la période douillette de l'Avent.

Une lecture à conseiller au coin du feu pour le week end, et à passer ensuite à vos ados...

Voilà l'histoire de Charly, enfant de la cité qui raconte la vie, sa vie, cette drôle de vie du haut de ses 10 ans et tout au long d'une seule journée qui marquera le tournant inévitable de son enfance protégée.

Malgré une écriture malhabile et parfois décalée par rapport au personnage, Samuel Benchetrit réussit à nous faire partager les espoirs et les inquiétudes de son sacré petit bonhomme.
Ses doutes et ses errances entre les barres de ses immeubles de banlieue grises, taggées, détruites, ses réflexions importantes et rafraîchissantes qu'il nous assène avec la spontanéité de son âge, ont la tendresse d'un baiser du soir, entre les draps réchauffés, à la fin d'un conte venu du Mali...




L'écrivain, également réalisateur, propose un regard sur la vie des quartiers quand on est haut comme trois pommes. Son petit Charly parle de choses aussi sérieuses que la vie dans la cité, son frère rongé par la drogue, l'amour secret pour une fille, les réflexions avisées d'un collégien ou encore la crainte de ne plus revoir sa mère malienne et sans papiers.
Sans militantisme, ni politique. Mais avec une grosse pointe d'humour. Simplement le cœur à nu.
Un enfant doux, observateur et trouillard, qui aime le foot avec ses copains, les rédactions à l'école, la course des nuages, la démarche de sa mère, Paris et son musée Picasso, les battements de son coeur et les nouveaux mots importants...

Seule la fin me laissera en suspens, en haut de la montagne de terre, la tête entre les genoux et le vent dans les cheveux, avec un arrière-goût un peu amer dans la bouche.


Quelques extraits choisis, pour vous donner envie:
"La différence entre les gens, je ne sais pas si vous avez remarqué, il y en a qui veulent être jeunes pour recommencer, et d'autres plus vieux pour pouvoir commencer."

" Ce qui est bizarre avec le coeur, c'est ce qu'il peut ressentir en même temps. On peut être triste, et heureux à la fois. Ce que je ressentais pour Mélanie m'empêchait sûrement de ne pas trop penser au reste. Et je voulais protéger ce frisson.
Je savais qu'il me rendait fort."

"J'ai regardé le paysage et c'était la déprime. C'est un quartier neuf mais plus trop quand même. Pour vous dire, les immeubles et les arbres ont été plantés en même temps, mais les immeubles ont vieilli plus vite que les arbres ont poussé."

"Quand je lis un bouquin ou un poème, j'aime bien me souvenir d'une phrase ou deux. C'est que j'y repense souvent après, quand je m'ennuie ou avant de m'endormir. Même si je comprends pas trop, je me dis qu'un jour, les choses seront claires dans ma tête. Comme un cadeau que je garderais sans défaire le paquet."

A découvrir, à partager, à revenir commenter ici... !

Bonne lecture, et au plaisir de vous lire bientôt,


Claire


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 13:42

Bonjour les amis,

Ca faisait bien longtemps que nous n'avions pas parlé musique...

Voici un florilège de ce que j'écoute et qui me plait en ce moment: du bon gros son rock, de la variété frenchie, de la pop acidulée, du jazzy dansant...

A vos écouteurs ? Prêts ? Dansez !



The Gossip, en first choice, histoire de bien chauffer l'ambiance ... et parce que l'énergie, le look et la voix de Beth sont stupéfiants:

http://www.youtube.com/watch?v=KLLxdcrk0-s


Second position, pour le délire totalement déjanté du personnage !!!

Philippe Katerine, j'adooooooore regarder danser les gens...!


http://www.youtube.com/watch?v=VeTIU3EE1is

Coup de coeur pour le second single du dandy vagabond au chapeau troué, Charlie Winston





Une découverte...: la sale petite peste au sourire extraordinaire, Inna Modja




http://www.youtube.com/watch?v=t-9sJ9lT4a0

et pour chanter fort, fort, très fort dans sa voiture le nouveau Muse évidemment !



et..bien sûr, parce que c'est fun, pop et de toutes les couleurs: le nouveau Mika !


http://www.youtube.com/watch?v=jX9neig2b50

Passons à un peu de chauvinisme du haut d'Eiffel et de ses arbres chevelus...


et impossible de terminer sans que vous partagiez avec moi le plaisir de découvrir, enfin, le dernier album de M, Mister Mystère...



http://www.youtube.com/watch?v=JfN74MO0Jlc

Et vous ?

Qu'est ce qui vous fait danser, sourire, chanter, bouger ?


A bientôt,

Claire

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