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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 18:07

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Bonjour à tous,


Ces derniers temps, la lecture m'a un peu échappée...Difficile d'être actif sur tous les fronts avec un peu d'efficacité. Bref, tout ca pour dire que j'ai moins lu !
Pas bien...
Mais, ce qui est bien,
c'est que les deux derniers livres que j'ai lus m'ont comblée, ce qui n'est pas le cas malheureusement à chaque fois que je termine un livre.
Et, ce qui est encore mieux,
c'est que ces deux livres ont beaucoup de similitudes, ce qui me permet de vous en faire un seul commentaire croisé.
Donc, aussitôt, je vous les donne en partage:
Le premier, "Le Rapport de Brodeck", le dernier livre de Philippe Claudel. On en parlait tellement que j'hésitais à m'y plonger. Mais j'avais tant aimé la si poétique petite histoire de "La petite Fille de Mr Linh", que je savais que l'auteur à l'écriture si émotive et profonde risquait fort de m'emporter...L'ouvrage est de taille cette fois, le sujet aussi. Ce pauvre homme, ce rescapé plus fort qu'il n'en a l'air, que l'on prend en pitié, chargé d'une mission empoisonnée nous relate dans un récit à tiroirs, lent et sombre, tellement il en craint la finitude, son passé lourd dans les camps, ses recherches, et les secrets de son petit village des montagnes. L'après-guerre, la reconstruction, la volonté d'oubli des horreurs perpétrées. Un pays imaginaire, que Claudel nous évoque comme il avait brossé celui de Mr Linh, Pologne, Hongrie, Allemagne, Autriche, peu importe en fait, il a du en exister tellement ayant la même histoire tragique, baillônnée et oubliée par les nouvelles générations.
Le deuxième livre "l'Empreinte de l'Ange", de Nancy Huston. L'histoire est belle, troublante, et se dévoile, comme dans le Claudel, tout doucement, par touche, par allusion. On voudrait comprendre plus vite, dépasser les non-dits et déchirer le voile opaque des secrets des personnages mais il faut subir le rythme de lecture imposé, et, s'en délecter... Une femme étrange, allemande, sortie de nulle part, à l'après guerre, à Paris. Et en  toile de fond, cette fois, la guerre d'Algérie. Une histoire d'amour, une histoire d'incompréhensions, une histoire d'adultère. Avec, peu à peu, les origines et le cortège des souvenirs enfouis, qui remontent et teintent de sang la fraîcheur des sentiments.
Dans les deux livres, la persécution, des juifs et des algériens. Dans les deux livres, l'accueil réservée aux étrangers, aux réfugiés, le racisme qui se cache dans le quotidien, les secrets honteux et la cruauté des hommes entre eux. Dans les deux livres, l'insouciance d'un petit enfant qui apporte sa gaieté innocente et permet de dépasser la détresse.
Dans les deux livres, des couples à part, "hors normes", qui par-dessus tout, survivent grâce à la force de leur amour qui les sauve du poids de leur passé.
Par contre, les fins diffèrent radicalement...
Si le Huston n'a pas le "happy end" qu'on aurait pu espérer (mais déjà "Lignes de Faille" m'avait laissée sur ma faim après l'enchantement et le suspense de toute l'histoire...), si tant est qu'il aurait pu en exister un d'ailleurs, avec une famille éclatée, désabusée, le Brodeck finit sur l'espoir d'un monde meilleur, ailleurs, ensemble, à recontruire. La flêche de l'amour n'aura pas eu la même trajectoire selon les deux auteurs, un homme, et un homme qui repart, une femme, et une femme qui disparaît...coincidence ?

Donnez moi vos commentaires, ceux qui les ont déjà lus, et, s'ils diffèrent du mien, tant mieux ! A ceux qui n'ont pas lu, j'espère leur avoir donné l'envie de le faire sans avoir trop défloré les sujets...

Au plaisir de vous lire, tous, toujours, encore !


Claire


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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 20:54

Web

                                      

Web
 
 
Dentelles délicates
Tricotage éphémère
Grisé de courants d’air
Et remaillé en hâte
Cent fois sur le métier
Remettant son ouvrage
Rassemblant son courage
L’instinct est dans pitié
 
Constructions transparentes
Mobile suspendu
Dans les branches étendue
Lingerie décadente
Tous ces fils invisibles
Se collent au visage
En incessant voilage
Aux coins inaccessibles
 
Nos doigts sont comme ces pattes
Fébriles insatiables
Au clavier inusable
Engourdis écarlates
Cet appétit virtuel
Nous maintient en alerte
Parfois jusqu’à la perte
D’un repère habituel
 
Illusoires amis
Rencontrés au détour
D’un clic ou d’un retour
Dans l’espace infini
Cette ère informatique
Fait de nous des insectes
Des araignées adeptes
De souris boulimiques…
 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 22:57
 
  

Bonjour à tous,

(suite de l'article commencé Mardi 11 !)


Bon, on est samedi soir, Overblog plante à mort... mais bon, je persiste car j'avais envie de partager avec vous quelques bribes de mes journées d'hier et d'avant-hier, puisqu'elles rebondissent sur le début de cet article...


 

Donc, vendredi matin, je suis partie à l'assaut du Salon du Livre de Paris...Autant dire dans l'arène des fauves puisque c'était le premier jour du Salon, envahi de classes d'enfants colorées, débraillées, aux yeux émerveillés et aux gros sacs pleins de livres glanés. Quelle sensation vertigineuse et délicieuse de se sentir dans le ventre du Livre...d'avoir ainsi l'infime et audacieuse illusion de faire partie d'une page bruissante, dans la cohorte avide des exposants et des promeneurs.
J'avais repéré en décortiquant le programme deux débats auxquels je tenais à assister ce jour...


Le premier nous apostrophait ainsi:
La polémique du jour: « La poésie, on sait pas ce que c'est / Mais on la reconnaît quand on la rencontre »(Jean L'Anselme).
Débat animé par Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes (A poèmes ouverts, chez Seuil), avec Israël Eliraz, poète israëlien (Août, à la limite des choses perdues, chez Corti), Guy Goffette (collection Enfance en poésie chez Gallimard), Linda Maria Baros, poète roumaine et Christophe Carraud, le directeur de la revue Conférence.
...Assise pas trop loin des intervenants, bien au milieu pour ne pas en perdre une miette, je me suis régalée de leurs réparties, lectures, attitudes. J'ai été séduite par l'éloquence presque emphatique de Goffette, l'aisance chaleureuse et bourrue de Carraud et la courtoisie bon enfant de Siméon, tandis que les vers traduits de l'hébreu de Eliraz emplissaient mes oreilles et que les mots méticuleux des poémes de Baros fendaient le public...
Lorsque le micro a pu circuler pour un temps de convivialité et de questions réponses, je ne me suis pas faite prier pour participer et mesurer tout aussitôt la désespérante fadeur de ma propre inconsistance face à ces personnages ! 

Deuxième débat qui m'avait fait lever de bon matin...:
Je blogue, tu blogues, nous bloguons...
Débat animé par Karine Papillaud, journaliste; avec la participation de blogueurs reconnus, Gilles Cohen-Solal, des Editions Héloise d'Ormesson, Serge Roué, Laurence Thurion et Lorenzo Soccavo.
J'avoue avoir été moins emballée par la prestation des intervenants de ce débat d'actualité au titre accrocheur mais au contenu sans véritable cohésion;  blogueurs professionnels ou privés, connus et méconnus, chacun restant sur son quant a soi, sans complicité ni effort pour paraître heureux d'être là...Il faut dire que le public n'avait pas rempli la salle et cela devait les vexer...! Mais, je reste époustouflée par la virulence méprisante des propos de Cohen-Solal, fidèle à son personnage d'ours mal léché de l'édition...! Chacun semblait ravi de clamer son indifférence envers les réponses reçues à ses billets publiés, prétendant n'écrire son blog perso que par envie personnelle et non dans le but de communiquer ou partager ou rencontrer et encore moins échanger avec des inconnus importuns et souvent inintéressants, aux commentaires insipides et truffés de fautes d'orthographes insupportables ...!!!
Je ne me suis pas gênée là encore pour prendre la parole sur différents sujets et les interroger pour finir sur leur regard et avis sur l'édition numérique, question que j'avais également posée aux intervenants du premier débat, beaucoup plus bienveillants, compréhensifs et conciliants sur ce sujet à la mode.. Mais là,  je n'ai pas été décue du voyage !



Aujourd'hui samedi, direction La Maison de la Poésie de Guyancourt qui organisait, dans le cadre du Printemps des Poètes, des rencontres, expositions, interventions débats et lectures.
D'abord, lectures itinérantes de poésie, dans la Médiathèque de la ville, organisées sous la houlette d'un comédien Laurent Boulassier et mises en scène avec la complicité joyeuse des bibliothécaires. Mots étrangers, mots offerts pour un moment de partage, autour de la collection bilingue des éditions Cheyne. Puis elles m'ont proposée de lire au micro quelques uns de mes textes, ce que j'ai fait, plutôt intimidée puisque ce n'était pas prévu, après avoir effectué une rapide sélection au débotté dans mes recueils... 
Toute la Médiathèque était une immense exposition de textes courts affichés partout, déposés sur les tables, sièges, roulés en boule au sol, scotchés aux vitres aux murs aux étagères...On marchait sur des poèmes, shootait dans des boulettes de mots, ondulait au rythme des affiches poursuivant le regard dans les couloirs, escaliers, fenêtres...Comme une frénésie fantastique de phrases ciselées, de citations choisies et de talents à découvrir !

Ensuite, rencontre avec quatre écrivains publiés chez Cheyne, Isabelle Pinçon, Christiane Veschambre, Eric Ferrari et Patricia Castex-Menier, qui nous ont fait découvrir leur travail en lisant des extraits choisis avant de répondre aux questions du public. Cette séance de lecture croisée étant chaleureusement animée par Jacques Fournier, le souriant directeur de la Maison de la Poésie. 
Moment de grâce recueillie, suspendue aux lèvres des auteurs scandant leurs propres mots avec tendresse et habileté. Silence délicieux et attentif dans le public.
J'ai soupiré de la beauté des textes, essentiellement de la poésie en prose, certains inédits encore, d'autres épuisés, d'autres réédités, mais tous magnifiquement purs.

... La Poésie est bien vivante, vibrante, magique et vierge...
Et, moi, elle me fait du bien, elle me rend heureuse, elle me rapproche de l'essentiel.

Voilà, je rentre l'esprit serein et le coeur plein de ces nouveaux sons déroulés en une sarabande printanière sur ce samedi pluvieux, la tête remplie de ces phrases nouvelles aux tonalités variées qui ont touché ma sensibilité de leurs mots uniques.

Au plaisir de vous lire très vite,

Claire

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 18:52

Bonjour à tous !

Un petit point d'actualité:

Du 11 au 28 Mars, a lieu dans toute la France la 10e édition du Printemps des Poètes, sur le thème cette année de l'Eloge de l'Autre:


un vaste programme de manifestations, rencontres, lectures, dédicaces, débats, expositions et collaborations artistiques...
Renseignez vous dans votre ville, auprès de votre mairie et chez vos libraires préférés pour savoir comment l'évènement est relayé près de chez vous.





Parallèlement est organisé à la Porte de Versailles à Paris, du 14 au 19 Mars, l'incontournable Salon du Livre.


Vous en trouverez le lien ci-dessous:


http://www.salondulivreparis.com/1/Presentation.htm?lang=fr


La toute nouvelle chaîne web-TV-Culture vous en propose une visite guidée très alléchante, à découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous:  
http://www.web-tv-culture.com/Le_Salon_du_Livre-55.html


A tous, un très bon mois de Mars...poétique et littéraire !

A bientôt, et peut-être, au détour d'une de ces manifestations aurons nous le plaisir de nous rencontrer, qui sait ?

Claire

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..........................................................................

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 20:29





L'Enfant de Sable
 
 
C'est un enfant de sable
Egrené par la mer
Enfanté par le père
Par un matin aimable
 
Sur son château mouvant
Il te lance un message
Un appel au voyage
Dans les dunes du vent
 
Bercé par les marées
Il se couche au soleil
Et lorsqu'il se réveille
Il est loin des rochers
 
Car l'enfance est sablier
Car le temps lui est compté
Là dans sa cage de verre
Le sable fait place à l'air
Et plus il coule plus il file
Plus l'enfance est difficile
Le fruit mûrit sur la branche
Attention à l'avalanche
 
C'est un enfant de sable
Qui joue dans le désert
Et privé de dessert
Car il joue sous la table
 
Il grandit sans pudeur
Se promène sur la plage
Les mouettes et les orages
Sont ses amis de coeur
 
Caché au fond des vagues
Il s'amuse et apprend
Que la vie dure longtemps
Ebouriffé par les algues
 
Tandis que le sablier
Laisse partir ses années
L'enfant brise le cocon
Devient enfin papillon
Le sable dur de la rose
Sur tout son corps se dépose
Il mue et se change en homme
Il a brisé l'aquarium
 
C'est un enfant de sable
Qui a rangé sa pelle
Son râteau, son ombrelle
Ses cahiers, son cartable
 
Il est prêt pour le monde
Façonné par la mer
Câliné par sa mère
Il a lancé sa fronde
 
C'est un homme haut et fier
Au coeur tendre et friable
Il était Enfant de sable
Le voilà Homme de pierre…


CF
 

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 18:15

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En ce moment, chez moi, c'est les vacances, et c'est bien agréable...
Hier soir, soirée à deux, resto+ciné, pour aller voir l'excellent road movie de Sean Penn "In to the Wild", que je vous recommande vivement si vous ne l'avez déjà vu.
Aujourd'hui, au programme de la journée, que du bonheur:
- une vraie grasse mat'
- du thé vert à la menthe et de la tarte au chocolat au petit déjeuner...Miam, miam...!
- du sport ensuite, trajets maison-piscine en vélo puis, entraînement intensif et ininterrompu de 3.5km de longueurs de bassin. J'adore...
- de la détente enfin, avec un long moment passé à la bibliothèque, où j'ai presque fini de lire "Ainsi mentent les hommes" de Kressmann Taylor. Je viens de rentrer, chargée de mes trésors du jour, "Ainsi aiment les femmes" la suite du livre précédemment cité, "l'Empreinte de l'Ange" de Nancy Houston, et les tomes 1, 2 et 3 du Clan des Otori.
- et ce soir, un bon dîner entre copines...
Pas mal non ? Quel besoin de vouloir partir au bout du monde, on est bien chez soi aussi parfois...!

Comme toujours, j'attends et me réjouis déjà de lire chacun de vos précieux commentaires...littéraires, humoristiques, poétiques, amicaux et critiques !!!

à bientôt,

Claire

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 23:07
 
 
 
 
 


Histoire d être de bonne humeur...
moi, cette chanson-là,  je l'écoute, je l'écoute encore, je monte bien fort le son, je l' apprends par coeur, je la chante, je fais la choriste ("pa-dam"),  et ca va ...je vois la vie en rose !
et vous, dites moi, ca vous fait quoi ??

Claire



http://fr.youtube.com/watch?v=xRK600UTgfE

Naïve
(A.Red / A.Red, Guy Chambers
)

quelqu’un me demande
comment je conçois la vie
surtout par ces temps-ci

je lui réponds
je ne peux que la voir
en rose

quelqu’un me demande
si je la perçois encore ainsi
hors de mon paradis

je lui dis pour moi la vie
c’est de la
prose

prendre le temps
me faire des illusions
croire dans le bon
flâner dans les champs
appelle-moi naïve

ne pas juger vite
tresser des marguerites
refuser d’être
sur le qui-vive
appelle-moi naïve

tu me regardes, t’approches de moi
quand tu me prends dans tes bras
ta voix…, tes lèvres sur les miennes, tu oses
je vois la vie en rose

prendre le temps (padam)
suivre mon intuition (padam)
croire dans le bon
flâner dans les champs
appelle-moi naïve

ne pas juger vite
tresser des marguerites
refuser d’être
sur le qui-vive
appelle-moi naïve

prendre le temps quelqu’un me demande
comment je conçois
la vie

me faire des illusions quelqu’un me demande
et surtout par ces temps-ci

croire dans le bon quelqu’un me demande
flâner dans les champs si en rose je la vois, eh bien oui

appelle-moi naïve quelqu’un me demande
après mon pays ‘UTOPIE’

ne pas juger vite quelqu’un me demande
si la prose me séduit

tresser des marguerites quelqu’un me demande
si je m’ oppose par ceci

refuser d’être je lui réponds

sur le qui-vive
je suis riche j’ai des perles... de pluie

appelle-moi naïve et plus tard
en rose je teindrai mes cheveux
gris

appelle-moi naïve
...

PS: allez, je suis sympa, en voilà encore un peu plus pour les aficionados...:
http://www.axelle-red.com/fr/biography/
http://www.axelle-red.com/fr/music_and_lyrics/

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 14:21

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 Pénélope


Assis là sur le sable, à regarder la mer
Les mains caressant tous les châteaux oubliés
On aurait peine à croire que c’est bientôt l’hiver
Tant la vague nous accueille de ses baisers mouillés
Le refrain du ressac est présent en sourdine
Pour ne pas déranger les pensées vagabondes
Et les nuages gris que le vent redessine
La saison est finie il n’y a plus de monde
 
 
Assis là sur la dune, le dos dans le soleil
Recomptant sans arrêt les rochers devant soi
Les pêcheurs immobiles et les mouettes en éveil
Le spectacle apaisant dont l’océan est roi
Promeneur solitaire, rêveur impénitent
Cherchant des coquillages aux reflets de trésor
Tout au fond de nos poches ces bijoux importants
Seront des talismans que l’on serre sans remords
 
 
 
Assis là près de l’eau, les pieds déjà tout froids
A tenter de comprendre les hauteurs des marées
Les dangers sous les algues la nature et ses lois
On se sent si petit et si peu préparé
 
Dans ces vies dissolues, sans projet de vacances
Voir la mer est encore ce qu’il y a de plus sain
Car elle est éternelle toujours prête à la danse
A refaire les motifs qu’elle effacera demain…
 
CF 
(ce Poème est extrait du Recueil "Le Royaume des Abeilles")

http://www.thebookedition.com/advanced_search_result.php?keywords=claire+fessart
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Published by Claire - dans Poésie
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 16:09
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Bonjour à vous,

En ces jours de grand beau, de soleil parfait et de ciel enfin bleu bleu bleu...je me sens comme la cigale à la sortie de l'hiver...
ou, l'ours qui se réveille et sort de sa caverne ? Chacun son animal...

Ainsi donc, me vient un nouveau topic, afin de mieux vous connaître, vous qui passez sur ce blog et me réclamez encore d'autres articles ...
Poésie, lecture, écriture, chansons, pour moi tout est inextricablement lié... Puisque ce sont les mêmes mots que nous écoutons, lisons, adressons ou écrivons; ce sont les mêmes thèmes, juste une question de rythme, d'accompagnement, de contexte... Je ne connais pas les notes, à mon grand regret, et ne sais pas composer les mélodies habillant les textes, alors je me focalise sur le son des mots, la musique des rimes, l'écho des découpages de phrases, des silences et des virgules, le rôle de la ponctuation, des majuscules ou des espacements...
Les Mots s'exaltent au centre de ce blog, et il me semble donc juste d'enchaîner un article musical...
Musique les amis ! Musique...,  Musique ?
Oui, dites moi ce qui tourne en ce moment chez vous, ce qui vous fait vibrer, ce qui vous met de bonne humeur dès les premières mesures, ce que vous fredonnez sous la douche ou chantez à pleine voix...
Moi aux temps chauds, je dansais, et en ce moment j'écoute, ne vous en déplaise, l'album de Rose, douces chansons de variétés francaises, avec lesquelles je me sens parfaitement en phase. Mon TOP tournant en boucle sur la platine ces derniers jours: Rose donc, Corneille (jazzy, groovy, frenchie encore...), Rosenstolz (très talentueux duo allemand qui n'a malheureusement pas franchi nos frontières aussi gaillardement que les ados gothiques surexcités de Tokyo Hotel), Mika, comme une coupe glacée avec une paille parasol, pour une dose de soleil sucré, (même s'il est tellement entêtant celui-là que j'ai du mal à ne pas me trémousser et piailler dés qu'il enchaîne ses refrains...!), Ray Charles, pour l'ambiance crooner inaltérable, M en concert avec ses riffs de guitare trop trop bons...et, ma chouchoute, Axelle Red, dans le Jardin Secret de laquelle je me promène des heures.
Comme vous l'aurez compris si vous vous êtes baladés sur le blog, je suis très sensible aux chansons à textes...évidemment puisque dans mes rêves les plus osés je me vois en ...
paroliste...
(perdu !)
C'est dire à quel point je décortique les chansons et rien ne m'horripile plus que les CD dans lequel le livret intérieur ne reprend pas les paroles, ou pas toutes, mais se contente de photos stylisées et autres maquette déco...Non, non, je ne citerai pas de nom ! Voili, voilou, un nouveau petit article qui attend vos commentaires pointus et vos idées accoustiques ...
A bientôt,
Claire
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Published by Claire - dans Musique
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 12:36

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                                               Bonjour,
Cette fois je m'adresse aux femmes, mais, bon, les hommes peuvent s'instruire...!
Vous le savez, évidemment, le 14 Février approche... et voilà, malgré toute l'envie que vous avez de lui faire plaisir, malgré ses maugréements habituels devant cette "fête commerciale stupide, j'ai pas besoin d'une fête pour te faire un cadeau et te dire que je t'aime"...etc... on connait toutes les arguments développés chaque année par le personnage...(!) vous êtes à court d'idées originales et de temps.
Alors laissez moi vous dire un truc: prouvez lui l'intensité de votre relation différemment, exprimez lui vos sentiments par des petits mots choisis plus que par un gros paquet brillant... Fêtez cette St Valentin à l'anglo-saxonne, avec un message d'amour qu'il recevra au jour J, rien que pour lui.
Et, encore mieux, c'est bien parce que c'est vous et qu'on commence à se connaître...je voudrais vous dédier ce texte en idée de petit cadeau : envoyez le lui par courrier, offrez le enroulé avec un ruban rouge sur l'assiette de son petit-déjeûner, ou à la jolie table du resto que vous aurez retenue le soir, ou lisez le le soir à l'oreille de votre préféré...et vous me direz le résultat j'espère !!! Et, confidence pour confidence, le mien, il aime... 
Finalement, oui, vous verrez, quoiqu'ils en disent, nos hommes sont de grands sentimentaux, aussi...!

A bientôt,
Claire

(Extrait de "Chacun son Truc" p 8-9)

Mon Valentin
 
 
 
 
Te dire à toi seulement
Tout ce que je te dois
Pour ne pas que tu croies
Que je t’aime simplement
 
 
 
Pour ne pas que tu penses
Qu’au-delà de ces jours
Et puis du temps qui court
J’en oublie qu’on avance
 
Je sais là dans mon cœur
Combien c’est compliqué
D’encore vouloir m’aimer
Sans jamais avoir peur
 
De mes moments de doute
Quand je suis dure et sourde
Quand la nuit est trop lourde
Que je pleure sur la route
 
Tu me tiens tu me serres
C’est tout ce qu’il fallait
Pourtant quand tu te tais
Je me sens en hiver
 
Je veux t’entendre dire
Tous ces mots qu’on partage
Qui construisent et soulagent
Notre bel avenir
 
Te dire à toi seulement
Que je ne comprends pas
Que tu sois encore là
Si bon et si patient
 
Je sais tout le trésor
Qui vit entre nos mains
Liées hier et demain
Et même quand on dort
 
Tu sais que notre chair
S’est mêlée tant de fois
Multipliée par trois
Et combien j’en suis fière
 
Je veux te dire merci
Pour rester près de moi
Car j’ai besoin de toi
Pour aimer être en vie
 
Je dois te dire pardon
Si je te fais du mal
Dans mon envie bancale
De creuser jusqu’au fond
 
Alors du fond des yeux
Alors du bout des doigts
Je me blottis en toi
C’est ce que j’ai de mieux
 
Je te dis mon amour
Aimons nous comme des fous
Jusqu’en haut jusqu’au bout
Au point de non retour…
 
 
CF

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Published by Claire - dans Poésie
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  • : Lire et écrire...un échange permanent. Sur ce blog vous pourrez lire de la poésie moderne, écrire vos réactions au sujet des articles en ligne, partager vos coups de coeur littéraires, musicaux, poétiques...! Lire de la poésie est aussi simple, musical et détendant qu'écouter votre album favori, vous verrez, on y prend goût ! A bientôt,
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